Vaccination des soignants : le taux de protection du vaccin AstraZeneca est "tout à fait suffisant" contre le Covid-19, selon un infectiologue

Le ministre de la Santé Olivier Véran a regretté, jeudi 4 mars, que seul un tiers des soignants soient vaccinés contre le Covid-19. Certains émettent des réserves sur l'efficacité du vaccin AstraZeneca, administré aux personnels soignants.

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Radio France
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Une soignante reçoit une injection de vaccin AstraZeneca contre le Covid-19, à l'hôpital du Chesnay (Yvelines), le 7 février 2021. (ALAIN JOCARD / AFP)

Le taux de protection du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 est "tout à fait suffisant", a estimé, vendredi 5 mars sur franceinfo, Christian Rabaud, infectiologue et président de la commission médicale d’établissements du CHRU de Nancy alors que Thierry Amouroux, porte-parole du syndicat national des personnels infirmiers (SNPI), a estimé que le vaccin AstraZeneca n'était pas assez "efficace" pour "une population aussi exposée que les soignants". La veille, lors d’une conférence de presse sur la situation sanitaire en France, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé qu’il écrirait ce vendredi une lettre aux soignants pour les inciter à se faire vacciner contre le Covid-19.

"On est dans des taux de protection qui sont supérieurs à 80, 85, 90%. C’est tout à fait suffisant, a estimé de son côté Christian Rabaud. La vaccination n’est jamais une arme absolue." Selon lui, "il peut toujours y avoir quelqu'un chez qui le vaccin, finalement, ne marche pas. On parle bien en termes de population et sur la population des soignants, la couverture vaccinale et la protection vaccinale assurées par une vaccination AstraZeneca" sont "tout à fait satisfaisantes et intéressantes pour lutter efficacement contre l'épidémie et permettre à nos personnels de santé de rester non malades et en capacité d'assumer la lourde tâche qui est la leur, à l’époque où les patients sont encore nombreux."

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"Je pense qu'il faut effectivement faire preuve de pédagogie, de réassurance, accompagner, poursuit Christian Rabaud. Il faut qu'au sein des équipes, ceux qui sont convaincus portent le message vers ceux qui sont hésitants, l'idée n'étant pas forcément d'atteindre une couverture vaccinale de 100%." Il estime qu'"il y aura toujours des gens qui s'y opposeront. Ce n’est pas forcément dramatique en termes de vaccination. Si on arrive à 60, 70% de vaccinés, un peu comme ce qu'on a observé en Ehpad, l'impact et l'effet seront tout à fait majeurs", a aussi déclaré l’infectiologue.

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