Vaccination des soignants : "Camper sur des positions anti-vaccinales, c’est vraiment déraisonnable", déplore l'épidémiologiste Catherine Hill

Seuls 30% des soignants se sont fait vacciner contre le Covid-19 a annoncé le Premier ministre jeudi. Catherine Hill explique cette faible adhésion par le "très mauvais buzz" autour du vaccin britannique AstraZeneca.

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Radio France
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Un membre des Hospices Civils de Lyon se fait vacciner contre le Covid-19, le 5 janvier 2021. (JEFF PACHOUD / AFP)

"C'est vrai que ce n'est pas bon signe pour les soignants, les infirmières et même certains médecins, de camper sur des positions anti-vaccinales. C’est vraiment déraisonnable", a déploré jeudi 4 mars sur franceinfo l’épidémiologiste Catherine Hill après la conférence de presse hebdomadaire de Jean Castex. Le Premier ministre, ainsi que le ministre de la Santé Olivier Véran, ont expliqué que seuls 30 % des soignants ont accepté de se faire vacciner contre le Covid-19 pour le moment.

Des effets secondaires qui "ne sont pas graves"

Catherine Hill explique ce rejet du vaccin AstraZeneca par le "très mauvais buzz" autour du vaccin britannique. "Beaucoup ont dit qu’il n’était pas bien pour les personnes âgées, alors qu’il n’y avait aucune raison de dire ça. La raison, c’est que dans l’essai du vaccin AstreZeneca, il n’y avait que 10 % des gens qui avaient plus de 60 ans. Nous n’avions donc pas beaucoup de données sur les personnes âgées", a-t-elle expliqué, tout en rajoutant que, "effectivement, AstraZeneca donne de la fièvre, mal à la tête et des frissons pendant 24 à 48 heures, mais les vaccins Pfizer et Moderna donnent également ces syndromes grippaux, et ces syndromes ne sont pas graves", pointe l'épidémiologiste.

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