Métiers prioritaires pour la vaccination contre le Covid-19 : il faut "faire sauter la question de l'âge", demande le secrétaire général de FO

Selon Yves Veyrier, le choix de prioriser certaines professions et catégories d'âge risque de créer un sentiment d'exclusion. Il prend l'exemple des chauffeurs de bus : "Tous les salariés qui prennent les transports en commun sont eux-mêmes exposés dans le même bus".

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Radio France
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Les chauffeurs de bus font partie des professions prioritaires pour la vaccination contre le Covid-19 et dont la liste a été publiée mardi 20 avril 2021. Photo d'illustration. (ALAIN JOCARD / AFP)

La vaccination contre le Covid-19 était déjà ouverte "aux plus de 55 ans, à tout le monde, sans aucun critère", a rappelé, mardi 20 avril, sur france info Yves Veyrier, secrétaire général de Force Ouvrière. Les salariés de plus de 55 ans d'une vingtaine de professions seront prioritaires à la vaccination à partir du 24 avril, selon une liste publiée par le ministère du Travail.

"Faire sauter la question de l'âge"

Yves Veyrier craint donc que "celles et ceux qui ne sont pas dans cette liste et qui pourtant, ont plus de 55 ans et à qui on avait dit que la vaccination était ouverte, auront moins de possibilités d'accéder à la vaccination". Par ailleurs, le secrétaire général de Force Ouvrière s'étonne que le critère de l'âge est été retenu : "Je pense que la moindre des choses aurait peut-être été de faire sauter la question de l'âge, parce qu'on est salarié à 50 ans avec les mêmes risques d'exposition".

Yves Veyrier demande également des précisions sur les métiers prioritaires : "Est-ce que ce seront tous les agents de propreté, par exemple, ou seulement ceux qui ramassent ou trient des déchets ? Est-ce que ce seront tous les agents de gardiennage et de sécurité ou seulement ceux de sûreté des transports en commun ? Il y a un certain nombre de précisions à voir."

Le problème c'est l'"insuffisance de doses"

Cette priorisation va provoquer, selon lui, un sentiment d'exclusion : "On parle des conducteurs de bus, par exemple, qui sont plus exposés au public régulièrement, mais tous les salariés qui prennent les transports en commun sont eux-mêmes exposés dans le même bus, aux mêmes publics que les chauffeurs de bus".

Pour Yves Veyrier, en réalité, "le problème est quand même qu'on gère une insuffisance de doses de vaccination". Il réclame l'accélération de "la mise à disposition, la fourniture de vaccins sûrs et efficaces, pour tous les salariés en présentiel, un environnement par définition plus exposés, qui souhaitent pouvoir se faire vacciner".

"Cela soulève bien évidemment la question de la mise à disposition et de la production la plus rapide possible de doses de vaccins sûrs et efficaces, ajoute le patron de FO. Et tant qu'on n'a pas atteint ce rythme-là, on se retrouve avec un système qui priorise et, par définition, exclue."

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