Crise en Guadeloupe : "La négociation ne peut pas exister dans le chaos", assure Aurore Bergé

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Article rédigé par
C. Roux - France 2
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Aurore Bergé, présidente déléguée du groupe LREM à l’Assemblée nationale, était l’invitée des "4 Vérités" de France 2, lundi 22 novembre, pour revenir notamment sur la crise en Guadeloupe, alors que doit se tenir une réunion avec le Premier ministre dans la soirée.

La Guadeloupe s'embrase. Un appel à la grève générale a été lancé pour dénoncer l’obligation vaccinale pour les soignants, et plus largement, le pass sanitaire. "C'est grave, car ce sont des soignants, des civils qui sont pris pour cible, avec des destructions importantes. Des renforts armés ont dû être envoyés sur place, tout simplement pour faire respecter l’ordre républicain", s’est indignée Aurore Bergé sur le plateau des "4 Vérités" de France 2, lundi 22 novembre.

La présidente déléguée du groupe LREM à l’Assemblée nationale a tenu à rappeler que la Guadeloupe "n’est pas extérieure à la France, c’est la France, et la même loi doit s’y appliquer" concernant l’obligation vaccinale des soignants. Faut-il toutefois aménager cette mesure sur l’île pour éviter que la situation dérape ? "Je ne vois pas comment on pourrait justifier qu’il y ait des dérogations en expliquant qu’un médecin ne serait pas le même parce qu’il exercerait en Guadeloupe. Ce sont les mêmes médecins et les mêmes patients qui arrivent, avec un variant du Covid-19 extrêmement agressif", a souligné Aurore Bergé.

Assurer l'ordre républicain

Cette dernière estime à ce titre qu’il est indispensable d’assurer "l’ordre républicain d’abord", avant toute éventuelle négociation, "qui ne peut pas exister dans le chaos". "Sur la situation sociale en Guadeloupe, des dispositifs spécifiques existent pour renforcer le soutien de l’Etat. Les aides massives pour les jeunes sur les questions d’apprentissage, d’alternance, s’appliquent aussi en Guadeloupe. Il faut arrêter de considérer que l’Outre-mer est à l’écart de la France", a-t-elle poursuivi, soulignant que s’il existe des disparités territoriales, elles se retrouvent aussi "au cœur de l’Île-de-France".

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