Covid-19 : "Tout le monde doit se vacciner, il n'y a pas photo !", lance Irène Frachon

Les vaccins sont "la seule façon de nous sortir du drame absolu de la pandémie Covid", martèle la pneumologue à l'origine des révélations sur le scandale du Mediator, un antidiabétique coupe-faim qui s'était révélé mortel pour plusieurs centaines de personnes.

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Radio France
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La pneumologue Irène Frachon, le 23 septembre 2019. (BERTRAND GUAY / AFP)

Irène Frachon, la pneumologue du CHU de Brest qui avait révélé le scandale du Mediator en 2010 et dont dont la parole est rare, estime mardi 6 juillet sur franceinfo qu'en ce qui concerne les vaccins du Covid, "la rigueur, l'analyse démontrent de manière évidente les bénéfices massifs de cette vaccination". Selon elle, c'est "la seule façon de nous sortir du drame absolu de la pandémie Covid". "Il y a une évidence démontrée qu'il faut que tout le monde se vaccine", insiste-t-elle. 

"Je me désole de voir que l'affaire du Mediator, qui a révélé des faillites insupportables à la fois des autorités de santé et d'un laboratoire français au prix de la vie de nombreux Français, serve aujourd'hui à cautionner des thèses qui aujourd'hui combattent l'idée de la vaccination sur le drame du Covid"

Irène Frachon, pneumologue

à franceinfo

La pneumologue affirme toutefois comprendre "la confusion et la défiance majeure qu'une telle affaire suscite". "L'affaire du Mediator a ébranlé la confiance des citoyens vis-à-vis de la parole officielle", reconnaît-elle. "Lorsqu'on s'aperçoit qu'un laboratoire criminel est soutenu par des sociétés savantes, par des médecins, par les autorités de l'époque, on se demande à quel saint se vouer. Quand des médecins vous disent d'un côté vaccinez-vous et que de l'autre côté ils continuent à soutenir des criminels comme le laboratoire Servier à quel saint se vouer ?", convient-elle.

Mais elle insiste : "Je suis médecin, je me base sur les preuves, les preuves je les ai démontrées pour la dangerosité du Mediator, et je ne peux que constater que le bénéfice de la vaccination est massif. Il n'y a pas photo", répète-t-elle.

Irène Frachon rappelle ainsi qu'en Israël des groupes de 600 000 personnes vaccinées face à 600 000 personnes non vaccinées ont été étudiés "avec rigueur", démontrant ainsi "l'intérêt massif de la vaccination". "Cela n'est pas du 100 %, on peut continuer à être infecté même si on est vacciné mais on a moins de chance d'être infecté et surtout on est protégé des formes graves qui vont jusqu'au décès", précise la pneumologue.

Il faut "rétablir la crédibilité des médecins"


Irène Frachon estime qu'il faut "rétablir la crédibilité des médecins" et de "la parole scientifique". "C'est être capable de dénoncer lorsqu'il y a des dévoiements, de garder un esprit critique exigeant, de demander la transparence, y compris pour les vaccins, et de savoir dire lorsque cela va et lorsque cela ne va pas. C'est utile, c'est le job des médecins de pouvoir orienter sans conflit d'intérêt, mais uniquement dans l'intérêt des gens ce qu'on peut leur conseiller de faire."

Face à la réticence de certaines personnes à se faire vacciner, Irène Frachon rappelle ainsi que les effets secondaires à court terme existent et que "les craintes sont légitimes". "On l'a vu avec des effets dramatiques associés à AstraZeneca, c'est rarissime mais c'est une réalité", poursuit-elle. Mais, prévient-elle, "les effets à long terme du vaccin n'existent pas". "Cela n'a jamais été décrit avec d'autres vaccins, pourquoi diable vient-on les inventer ?", fustige-t-elle. "Sur les effets à long terme, on est dans le fantasme" conclu Irène Frachon.

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