Covid-19 : le Danemark abandonne définitivement le vaccin d'AstraZeneca, une première en Europe

"La campagne de vaccination au Danemark continue sans [ce] vaccin", a annoncé l'autorité sanitaire locale. Cette décision s'appuie sur l'existence de cas "rares" mais "graves" de thromboses.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des doses du vaccin d'AstraZeneca dans un centre de vaccination de Copenhague (Danemark), en février 2021. (LISELOTTE SABROE / RITZAU SCANPIX / AFP)

C'est le premier pays européen à faire définitivement une croix sur le vaccin d'AstraZeneca. Le Danemark n'utilisera plus ce produit en raison de ses effets secondaires "rares" mais "graves", a annoncé le directeur de l'Agence nationale de santé, Søren Brostrøm, mercredi 14 avril. Malgré les avis du régulateur européen et de l'OMS favorables à son usage, "la campagne de vaccination au Danemark continue sans le vaccin d'AstraZeneca", a-t-il déclaré. Les quelque 150 000 personnes qui ont reçu une dose de ce vaccin contre le Covid-19 pourront bénéficier d'un autre vaccin pour la seconde injection, ont précisé les autorités.

Vaccination, évolution de la pandémie de Covid-19… Suivez notre direct

L'abandon de ce vaccin devrait rallonger de trois semaines au moins le programme d'immunisation danois, qui prévoyait la vaccination de tous les plus de 16 ans pour le mois de juillet. Le Danemark avait déjà été le premier pays en Europe à avoir suspendu l'utilisation du vaccin le 11 mars, après des rapports décrivant des cas exceptionnels de caillots sanguins, combinés à un faible taux de plaquettes et à des saignements. Comme la Norvège voisine, le pays avait, depuis, maintenu sa suspension, et choisi d'approfondir son enquête sur le lien entre ces quelques cas graves et la vaccination. Parmi les injections du vaccin AstraZeneca réalisées, deux cas de thrombose grave – dont un mortel – avaient été relevés au Danemark chez des personnes jusqu'alors en bonne santé.

L'AEM avait finalement confirmé un lien avec des rares cas de thromboses graves, le 8 avril, tout en estimant que les bénéfices de ce vaccin l'emportaient toujours largement sur les risques. La majorité des pays européens qui avaient suspendu l'utilisation du vaccin l'ont reprise, le plus souvent en fixant une limite d'âge.

Ailleurs, l'Afrique du Sud y a aussi renoncé en février, car son efficacité est mise en doute face au variant qui ravage le pays. Les Etats-Unis, tout comme la Suisse, ne l'ont toujours pas autorisé et le Venezuela a refusé de l'autoriser en invoquant ses effets secondaires.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.