Covid-19 : la Russie affirme que son vaccin Spoutnik V est efficace à 95%

Le vaccin est actuellement en phase 3 d'essais cliniques randomisés en double aveugle auprès de 40 000 volontaires.

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Une infirmière s'apprête à inoculer le vaccin Sputnik V, développé en Russie, sur un volontaire, le 10 septembre 2020.  (NATALIA KOLESNIKOVA / AFP)

La Russie refait parler d'elle dans la course aux vaccins. Moscou a affirmé mardi 24 novembre que son vaccin Spoutnik V contre le Covid-19, développé par le centre de recherche Gamaleïa de la capitale, était efficace à 95%. Il s'agit des résultats préliminaires obtenus sur des volontaires 42 jours après l'injection de la première dose, ont indiqué dans un communiqué ce centre, le ministère russe de la Santé et le Fonds souverain russe, impliqués dans le développement du vaccin, sans toutefois mentionner le nombre de cas utilisés pour les calculs.

Le laboratoire britannique AstraZeneca et l'université d'Oxford ont pour leur part annoncé lundi que leur vaccin était efficace à 70% en moyenne, et jusqu'à 90% dans certains cas. De son côté, le vaccin développé par l'alliance Pfizer/BioNTech est efficace à 95%, selon des résultats complets de leur essai clinique à grande échelle, annoncés la semaine dernière. Enfin, la société américaine Moderna a annoncé des résultats similaires, avec 94,5% d'efficacité.

Bientôt soumis à la révision par des pairs 

"Le prix d'une dose de Spoutnik V pour le marché international sera de moins de 10 dollars", a annoncé dans un communiqué séparé le Fonds souverain russe, en précisant que la vaccination pour les citoyens russes serait gratuite.

Alors que la Russie s'est montrée jusqu'ici avare concernant la documentation scientifique de ce vaccin vanté par le président Vladimir Poutine, les créateurs du Spoutnik V ont réitéré mardi que la recherche serait publiée sous peu "dans une des principales revues médicales au monde et évaluée par des pairs". Le vaccin Spoutnik V est actuellement en phase 3 d'essais cliniques randomisés en double aveugle auprès de 40 000 volontaires.

Il s'agit d'un vaccin à "vecteur viral", utilisant, en deux injections, deux adénovirus (virus très courants, responsables notamment de rhumes), transformés pour y ajouter une partie de celui responsable du Covid-19. Lorsque l'adénovirus modifié pénètre dans les cellules des personnes vaccinées, ces dernières vont fabriquer une protéine typique du Sars-CoV-2, apprenant ainsi à leur système immunitaire à le reconnaître et à le combattre, selon le centre de recherche Gamaleïa.

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