Covid-19 : Olivier Véran espère "pouvoir éviter" une nouvelle vague

Dans un entretien au "Journal du dimanche", le ministre de la Santé explique que le virus circule à un niveau élevé en France, mais que le nombre de cas n'est "pas dans une hausse exponentielle".

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France Télévisions
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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d'une conférence de presse à Paris, le 14 janvier 2021. (THOMAS COEX / AFP)

Une nouvelle vague de l'épidémie de Covid-19 est à craindre, mais "peut-être pourrons-nous l'éviter", espère dimanche 31 janvier le ministre de la Santé, Olivier Véran, dans une interview au Journal du dimanche (article payant). Le ministre note par ailleurs "une légère décélération" des contaminations.

Lorsque la décision de ne pas reconfiner "a été prise vendredi en conseil de défense, l'incidence, c'est-à-dire le nombre de nouveaux cas quotidiens, avait peu augmenté depuis quatre jours. C'est encore le cas aujourd'hui", souligne-t-il.

Un reconfinement n'est pas exclu

Le ministre a également reçu les résultats de la deuxième enquête flash sur les variants, notamment celui apparu au Royaume-Uni. Ils "montrent que sa circulation s'intensifie –de 50 % chaque semaine– mais de manière moins intense qu'à l'étranger, où des hausses de 70 à 100 % ont été relevées."

Cela signifie que "le danger auquel nous faisons face [nouvelle vague] est possible, voire probable. Mais il n'est pas certain", explique Olivier Véran, justifiant la décision de l'exécutif de ne pas imposer à ce stade de troisième confinement. "La légère décélération des contaminations peut nous permettre d'observer, durant quelques jours, ce qu'il va se passer."

"Tout laisse à penser qu'une nouvelle vague pourrait se profiler à cause du variant ; mais peut-être pourra-t-on l'éviter grâce aux mesures que nous avons décidées tôt, et que les Français respectent."

Olivier Véran

au "Journal du dimanche"

Pour le ministre, "l'idée, c'est de gagner du temps, de limiter la casse". Mais,"si l'incidence repartait à la hausse, nous n'hésiterions pas. Nous n'avons jamais dit que nous ne reconfinerions pas dans les quinze jours à venir si c'était nécessaire".

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