Cas de myocardite : l'agence du médicament retient un "rôle possible" du vaccin Pfizer

Il s'agit majoritairement d'hommes (9 sur 14), d'âge médian de 28 ans, en grande majorité (93%) "rétablis ou en cours de rétablissement".

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Une infirmière prépare une seringue du vaccin Pfizer-BioNtech contre le Covid-19 dans un centre de vaccination, à Garlan (Finistère),  le 31 mai 2021. (FRED TANNEAU / AFP)

Le vaccin contre le Covid-19 de Pfizer et BioNTech a un "rôle possible" dans la survenue de rares cas d'inflammation cardiaque chez de jeunes adultes, a confirmé, vendredi 18 juin, l'Agence du médicament (ANSM) dans son point de surveillance hebdomadaire des effets indésirables des vaccins anti-Covid.

L'ANSM avait classé fin avril cet effet indésirable comme "signal potentiel" de pharmacovigilance du vaccin Pfizer/BioNTech après le signalement de cas semblable en Israël.

Une imputabilité probable pour neuf personnes

Sur 29 cas rapportés depuis le début du suivi en France, 14 ont été retenus "au vu du niveau de complétude des données cliniques recueillies", et pour neuf d'entre eux, l'expertise clinique et pharmacologique a conclu à une imputabilité probable du vaccin, détaille l'ANSM.

Il s'agit majoritairement d'hommes (9 sur 14), d'âge médian de 28 ans, en grande majorité (93%) "rétablis ou en cours de rétablissement".

Au total, depuis le début de la vaccination avec Pfizer/BioNTech, 25 983 cas d'effets indésirables ont été analysés, en majorité des effets "attendus et non graves" tels qu'une douleur au point d'injection ou des maux de tête, sur plus de 32,9 millions d'injections réalisées au 10 juin.

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