Covid-19 : comment la France va sécuriser le transport des vaccins

Une note envoyée aux préfets et aux Agences régionales de santé envisage notamment que les camions soient escortés par des policiers ou des drones, et stockés sur des sites confidentiels.

FRANCE 2

La campagne de vaccination contre le Covid-19 débutera dans moins d'une semaine en France, a annoncé Olivier Véran lundi 21 décembre. L'heure est donc à l'organisation, et le ministre de la Santé assistera mardi à un exercice pour tester la chaîne d'acheminement. Une question est particulièrement sensible : comment assurer la sécurité des convois transportant les précieuses doses ? France 2 a pu consulter une note interministérielle envoyée aux préfets et aux Agences régionales de santé, qui détaille la stratégie.

Le vaccin Pfizer-BioNTech, seul à être autorisé en Europe pour l'instant, sera fabriqué dans les usines de Pfizer en Belgique. Les convois qui en partiront pourront être escortés par des policiers voire par des drones, plus discrets.

Plusieurs menaces à prendre en compte

Les transporteurs, tenus à une clause de confidentialité, pourraient n'être autorisés à s'arrêter sur les aires d'autoroutes que quelques minutes, le temps de vérifier la température de leur cargaison très sensible.

Les vaccins seront ensuite répartis dans une centaine de sites de stockage aux emplacements tenus secrets, et placés sous haute surveillance, avant d'être répartis entre les professionnels de santé.

Des précautions qui s'expliquent par plusieurs menaces. "Le vaccin est l'or liquide de 2021. C'est la chose la plus précieuse à distribuer dans l'année à venir. La mafia et d'autres organisations criminelles sont déjà préparées", a prévenu Interpol. Les autorités redoutent également des actes malveillants, des actions d'activistes anti-vaccins ou encore des attaques terroristes contre des sites ou des convois. 

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Un vaccin prêt à être injecté par une seringue. Photo d\'illustration.
Un vaccin prêt à être injecté par une seringue. Photo d'illustration. (JUSTIN TALLIS / AFP)