Témoignage : Catherine Smolinski n'a pas pu dire au revoir à sa mère, décédée du Covid-19 à l'hôpital

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Covid-19 : Catherine Smolinski n'a pas pu dire au revoir à sa mère, décédée à l'hôpital
France 3
Article rédigé par
M. Buisson, M. Anglade, J. Boulesteix, S. Auvray, C. Beauvallet - France 3
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Le Covid-19 se transmet parfois à l'hôpital, ce qui suscite l'incompréhension des familles. Catherine Smolinski a perdu sa mère hospitalisée à Troyes, dans l'Aube.

La mère de Catherine Smolinski est entrée à l'hôpital de Troyes (Aube) le 30 octobre dernier, pour une opération bénigne suite à une luxation de l'épaule. C'est là-bas qu'elle a sans doute été contaminée par le Covid-19. "Le 10 novembre, elle devait partir en rééducation, et comme tous les patients qui partent en rééducation, on l'a testée, et malheureusement, elle était positive au Covid, alors qu'à l'arrivée aux urgences le 30 octobre, son test Covid était négatif", explique Catherine Smolinski.

"Pendant deux semaines, on n'a pas pu la voir"

"On faisait confiance à l'hôpital pour soigner notre mère du mieux qu'il pouvait", poursuit-elle. De son côté, l'hôpital ne donne aucune explication. Dans un mail, la direction affirme qu'il est "impossible de dire avec certitude si cette contamination a eu lieu avant ou pendant le séjour à l'hôpital". Mais pour la famille, après le choc, un autre drame se joue. "Pendant deux semaines, on n'a pas pu la voir. Elle nous appelait sans cesse, jour et nuit, en nous appelant au secours. Le seul lien qu'on avait avec elle, c'était son téléphone. On lui disait qu'on l'aimait, qu'on était là, qu'il fallait qu'elle soit forte. Je crois que ce n'étaient pas des paroles dont on avait besoin, c'était le contact, même s'il était à travers des gants ou à travers un masque", confie Catherine Smolinski. 

Les visites seront autorisées seulement lors des tout derniers moments. Catherine Smolinski a dû se recueillir devant un cercueil scellé. "Voir la personne défunte, ne serait-ce que le visage dans le cercueil, on n'en demandait pas plus. Mais on nous l'a refusé, on nous a dit qu'à l'hôpital, ce n'était pas possible. J'aurais aimé la serrer dans mes bras", se remémore-t-elle, très émue. 

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