Ségur de la Santé : "Au niveau salaire, c'est notoirement insuffisant", estiment les infirmiers

Le syndicat national des professionnels infirmiers juge insuffisante la rallonge d'un milliard d'euros annoncée par le Premier ministre pour les salaires des personnels soignants.

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Radio France
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Des syndicats et collectifs de soignants manifestent pour davantage de moyens au sein de l'hôpital public, le 16 juin 2020 à Paris.  (DENIS MEYER / HANS LUCAS / AFP)

"Au niveau salaire, c'est notoirement insuffisant", explique mercredi 8 juillet sur franceinfo, le porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers Thierry Amouroux, après l'annonce par le Premier ministre d'une rallonge d'un milliard d'euros pour les salaires des personnels soignants. "Il faut bien comprendre que les gens ne restent pas en poste et s'ils ne sont pas en poste ça veut dire qu'on ferme davantage de lits", souligne Thierry Amouroux. "Le problème central, c'est le manque de lits et le manque de personnel à l'hôpital. Et là, il faut mettre les moyens", juge le syndicaliste. Thierry Amouroux espère que Jean Castex "va engager une nouvelle dynamique".

Les plans d'économies "recommencent"

Selon le porte-parole du SNPI, le nouveau Premier ministre est "le pompier pyromane". "C'est lui qui a impulsé la tarification à l'activité, c'est lui qui a commencé les plans de suppressions de postes, toutes les mesures que l'on conteste aujourd'hui", quand il était directeur de l'hospitalisation et de l'organisation des soins au ministère de la Santé, assure Thierry Amouroux.

"Pendant la crise [du coronavirus], on était tranquilles. Les petits comptables avec leurs tableaux de bord, n'étaient pas là. Ils étaient en télétravail. Mais là, ils sont revenus et ils recommencent les plans d'économies", regrette le porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers. Thierry Amouroux évoque notamment des fermetures de lits à Strasbourg, Tours et Saint-Etienne. Selon lui, "tout le monde a compris que ce n'est pas simplement un problème de soignants qui défendent leur outil de travail, c'est la santé publique en France qui est mise à mal par tous ces plans d'économies depuis dix ans".

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