Restriction de l'activité d'Amazon : "On est choqué de voir des godemichés ou des drones" envoyés, dénonce un délégué CGT

Emilien Williatte, délégué CGT sur le site Amazon de Lauwin Planque, près de Douai, estime qu'Amazon effectue des envois de produits non essentiels, faisant prendre des risques à ses salariés compte-tenu de l'épidémie de Covid-19.

L\'entrée du centre de distribution Amazon de Brétigny-sur-Orge (Essonne).
L'entrée du centre de distribution Amazon de Brétigny-sur-Orge (Essonne). (ARTHUR BLANC / RADIOFRANCE)

La justice a ordonné mardi 14 avril à Amazon France de restreindre son activité aux seuls produits essentiels et estime que la société a "de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés". L'entreprise doit désormais atteindre les résultats d'une évaluation des risques liés à l'épidémie de coronavirus. La restriction doit prendre effet dans les 24 heures, et pour un mois. "On va y veiller" prévient Emilien Williatte, délégué CGT sur le site de Lauwin Planque, près de Douai.

Depuis le début du confinement, dans les cartons qui transitent par les centres de distribution, "il y a des choses que l'on est choqué de voir, des godemichés ou des drones", détaille le délégué syndical. "On estime qu'ils n'envoient pas des produits dits essentiels." Le respect de l'obligation, "toutes les organisations syndicales vont y veiller parce il y a une décision de justice qui a été rendue et on n'hésitera pas à le faire rappeler s'il le faut."

Certaines organisations syndicales avaient demandé la fermeture totale des entrepôts, demande rejetée par la justice. "Ce qui est regrettable, quand on voit le cas de Brétigny-sur-Orge, avec un salarié qui est dans le coma et plusieurs cas avérés. Oui, on se pose des questions. C'est tout à fait légitime."