Restaurants clandestins : "Une sorte de micro société, complètement coupée, déconnectée", pointe le chercheur Bruno Cautrès

Selon le chercheur du Cevipof, ces affaires renvoient vers l'idée "d'un monde qui fonctionne en vase clos, loin de la vie de tous les jours des Français."

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Radio France
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L'intérieur de l'appartement du Palais Vivienne, propriété du collectionneur français Pierre-Jean Chalencon, le 5 avril 2021 à Paris. (THOMAS COEX / AFP)

Il y a "une sorte de micro société, complètement coupée, déconnectée", pointe Bruno Cautrès sur franceinfo après de nouvelles révélations sur les repas organisés par le chef Christophe Leroy. Pour le chercheur au Cevipof, le Centre de recherches de la vie politique et enseignant à Sciences Po, ces affaires renvoient vers l'idée "d'un monde qui fonctionne en vase clos, loin de la vie de tous les jours des Français."

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"Ça ne va pas arranger les choses", estime-t-il, alors qu'on apprend que Brice Hortefeux, ancien ministre de l'Intérieur, et Alain Duhamel, éditorialiste, ont admis avoir participé à "un déjeuner professionnel" dans un appartement reconverti en restaurant par le chef.

"Il y a cet aspect de dire 'vous, vous allez vous serrer la ceinture, vous ne pouvez pas aller au bar, restaurant, au cinéma ou dans les musées', face à une sorte de micro société qui, elle, pourrait continuer à profiter de la vie."

Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof

à franceinfo

Pour le chercheur, la question du tarif de ces soirées est également importante. "C'est tout un tas de symboles : il s'agit de repas plutôt luxueux, à des prix que personne ne peut s'offrir", souligne-t-il, alors même que les Français vivent une période compliquée. "Ça fait un gros effet d'écart avec ces images de personnalités qui continuent à mieux profiter de la vie que les français."

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