Rentrée reportée aux Antilles : "Je préfère qu'on perde une ou deux semaines plutôt que des élèves perdent la vie", assume le président de la région Guadeloupe

Le président du Conseil régional de Guadeloupe, Ary Chalus, salue la décision du gouvernement de reporter de deux semaines la rentrée scolaire aux Antilles. Elle aura lieu le 13 septembre.

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Radio France
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Ary Chalus, le président du Conseil régional de la Guadeloupe. (HELENE VALENZUELA / AFP)

"Je préfère qu'on perde une ou deux semaines, plutôt que des élèves perdent la vie, que des parents perdent la vie", assume le président du Conseil régional de Guadeloupe, Ary Chalus, mercredi 25 août sur franceinfo, alors que la rentrée scolaire a été reportée aux Antilles et se fera le 13 septembre au lieu du 2, en raison de la pandémie de Covid-19.

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"Aujourd'hui, les jeunes sont vraiment touchés par le Covid-19, des jeunes sont hospitalisés, des femmes enceintes sont touchées, explique le président du Conseil régional de Guadeloupe. Il était donc très important pour nous de revoir la rentrée scolaire, de trouver des mesures à mettre en place de manière à ce que nous puissions accueillir dans de bonnes conditions les élèves et le personnel qui travaille au niveau primaire, collège et lycée." Une cellule est mise en place, en lien avec l'académie, l'Etat, les collectivités pour réfléchir à la rentrée et à la mise en place de moyens informatiques pour permettre éventuellement aux lycées de rester en distanciel.

Rattraper les jours perdus

"Nous avons beaucoup de jeunes qui ont perdu un parent, un oncle, un frère ou une sœur, poursuit Ary Chalus. Comment penser faire une rentrée où les gens sont affectés par la perte de proches ?"

Ary Chalus ne pense pas que la scolarité soit "mise à mal" par ce report : "Nous avons l'avantage ici d'avoir des périodes de vacances où nous pourrons rattraper ces jours perdus, pendant la Toussaint, d'autres fêtes qui n'existent pas dans l'Hexagone. C'est à nous, élus, organisations syndicales et parents d'élèves, de trouver des solutions pour pouvoir rattraper ces jours".

Le président du Conseil régional de Guadeloupe et son homologue de la Martinique ont aussi envoyé une lettre au Premier ministre pour lui demander un soutien financier. "Nous avons de très grosses difficultés financières, les entreprises risquent de licencier énormément et nous attendons vraiment un coup de main sérieux de la part de l'Etat pour accompagner ces deux collectivités qui ont déjà beaucoup dépensé pour maintenir une économie. Sinon, ce sera la catastrophe économique pour la Guadeloupe et la Martinique", prévient l'élu.

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