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Port du masque obligatoire à Toulouse : il fallait "passer à autre chose de beaucoup plus fort", affirme le maire Jean-Luc Moudenc

Jean-Luc Moudenc, le maire de la ville, a réagi sur franceinfo à l'obligation de porter le masque à Toulouse dès vendredi. 

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Radio France
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Des passants avec des masques à Toulouse, le 4 août 2020.  (VALENTINE CHAPUIS / MAXPPP)

Le préfet de Haute-Garonne a annoncé mercredi 19 août que le port du masque devient obligatoire dans toute la ville de Toulouse à partir de vendredi matin. Une mesure "indispensable", pour Jean-Luc Moudenc, maire Les Républicains de la ville rose. "On a effectué 950 rappels à l’ordre au cours du seul week-end qui vient de passer et on a fait sept verbalisations, on a vraiment fait prévaloir la pédagogie sur la répression. À partir du moment où ça ne suffit pas, on est obligé de passer à autre chose de beaucoup plus fort et c’est ce qu’on vient de faire avec le préfet", poursuit l'élu. 

"Le nombre de cas a plus que doublé en quinze jours"

"Nous avions, il y a plus de quinze jours avec le préfet, ciblé certains endroits du centre-ville très fréquentés et malheureusement on a vu se dégrader au fil des semaines ce qu’on appelle le taux d’incidence, qui est de 64,5 sur 100 000. Le nombre de cas a plus que doublé en quinze jours", a constaté le maire de Toulouse.

"On ne pouvait rester comme ça, enchaîne l'élu. On a une rentrée scolaire dans une dizaine de jours, une rentrée universitaire qui va suivre. C’est la deuxième ville universitaire de France avec 115 000 étudiants. On doit l’anticiper, on ne peut pas mettre toutes ces populations-là en danger, on sait que dans la phase actuelle de la pandémie ce sont les plus jeunes qui sont touchés", poursuit Jean-Luc Moudenc. 

Malheureusement, on a essayé d’inciter au civisme, on a fait beaucoup de pédagogie, de prévention, mais ça n’a pas suffit. On va continuer tous ces dispositifs de prévention, mais on va ajouter une phase de précaution systématique de manière à stopper la progression de la pandémie.

Jean-Luc Moudenc

à franceinfo

"Dans quinze jours on verra avec l’évolution des chiffres si on a réussi à stopper cette mauvaise évolution ou pas, poursuit Jean-Luc Moudenc. Il ne s’agit pas de piéger les gens, la police municipale, la police nationale vont mener des opérations conjointes là où il y a des rassemblements de personnes. Ceux qui seront pris en défaut, là malheureusement, on n'aura pas le choix, on passera à la verbalisation."

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