Plan blanc en région PACA : "Tous les bras sont les bienvenus" pour renforcer les équipes soignantes, affirme l'ARS

Un appel a été lancé aux étudiants, retraités et libéraux pour venir renforcer les services après l'activation du plan blanc.

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Radio France
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Un service de réanimation d'hopital. Photo d'illustration. (KETTY BEYONDAS / MAXPPP)

"Tous les bras sont les bienvenus" pour venir renforcer les équipes soignantes des hôpitaux de de la région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur, a affirmé le directeur adjoint de l'Agence régionale de santé (ARS) Sébastien Debeaumont mercredi 8 décembre sur franceinfo, lançant un appel aux étudiants, aux retraités et aux libéraux. Le plan blanc est activé dans tous les hôpitaux de cette région pour faire face à la cinquième vague du Covid-19, alors que les hospitalisations dues au virus ont augmenté de 43% en une semaine.

franceinfo : Vous lancez un appel à tous les professionnels de santé pour faire face à la cinquième vague. De quels profils avez-vous besoin ?

Sébastien Debeaumont : On a mis en place une plateforme d'inscription, de ressources humaines, à l'échelle de la région. Tous les profils sont les bienvenus. Évidemment en priorité les profils qui ont des compétences en anesthésie et en réanimation, qu'il s'agisse de personnel paramédical comme les infirmières ou les médecins réanimateurs. De manière générale, tous les bras sont les bienvenus, notamment dans les métiers paramédicaux, aides-soignants, infirmiers. Les retraités aussi, sachant qu'on a eu une vague de solidarité qui s'est déjà manifesté par le passé et des professionnels de santé récemment partis en retraite sont revenus naturellement et spontanément. C'est aussi un appel à la responsabilité au niveau de la population en générale par rapport à cette situation, à l'épuisement, la lassitude des soignants, l'inquiétude qui est la nôtre vis-à-vis de l'état des lieux, des chiffres et de la crainte d'une fin d'année très difficile.

Allez-vous demander aux soignants de venir travailler pendant leurs congés de Noël ?

Aujourd'hui, on n'en est pas là. On est au niveau 2 du plan blanc qui doit permettre aux établissements de santé d'adapter des mesures d'organisations internes pour faire face à cet afflux, ouvrir des lits, prioriser les patients. On n'en est pas encore à des rappels sur les congés ni à la déprogrammation d'opérations non-urgentes pour l'instant. C'est l'étape d'après. La crainte est qu'on soit obligés d'augmenter les niveaux du plan blanc et qu'on arrive à nouveau à des solutions comme celles-là, auxquelles on voudrait vraiment ne pas arriver. C'est pour ça qu'on lance cet appel à la solidarité. Tout un chacun aujourd'hui a une responsabilité. Si on en est là aujourd'hui, dans cette reprise épidémique, c'est aussi parce que, consciemment ou inconsciemment, on a tous relâché les gestes barrière et c'est encore une fois la vaccination qui est le remède principal.

Des soignants ont été suspendus car ils n'étaient pas vaccinés. Leur absence est-elle la raison de cette tension dans les hôpitaux ?

Non, c'est à la marge. En PACA, on n'est même pas à 1 ou 2% de soignants non-vaccinés. Les mesures qui ont été prises, notamment les suspensions, produisent aussi des effets car les professionnels concernés se tournent vers la vaccination, donc ce n'est pas ça qui joue. C'est vraiment la succession de ces différentes vagues à l'hôpital, très clairement, sur un personnel qui était épuisé et c'est bien ça qui nous inquiète.

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