Plaidoyer pour des vacances scolaires prolongées : les médecins scolaires inquiets de l'émergence des variants

Les cas ont particulièrement augmenté depuis la semaine dernière, affirme le premier syndicat des médecins de l’Éducation nationale qui plaide qu'il n'y a que "900 voire 800 médecins sur le terrain pour 12,5 millions d'élèves."

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Radio France
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Photo d'illustration. (JEAN-FRANCOIS FERNANDEZ / RADIOFRANCE)

Les médecins scolaires plaident pour des vacances toutes zones confondues soit tout février afin de freiner la circulation du coronavirus, "de plus en plus forte", selon eux, dans les établissements scolaires. Le nombre de cas Covid "a augmenté depuis les vacances de Noël" dans les établissements scolaires, a expliqué mercredi 10 février sur franceinfo la docteure Marianne Barré, secrétaire générale adjointe du SNMSU-UNSA, le syndicat national des médecins scolaires et universitaires, premier syndicat des médecins de l’Éducation nationale

franceinfo : Qu'en est-il des contaminations en milieu scolaire ?

Des cellules médicales ont été mises en place depuis la réouverture des écoles le 11 mai 2020. Elles traitent tous les cas qui sont déclarés chez les élèves et les personnels. Elles sont de plus en plus débordées ce qui veut dire qu'en pratique nous n'arrivons pas à traiter ce que l'on appelle le contact tracing dans la journée. On a des cas qui ne sont pas traités le soir. L'intérêt de traiter les cas c'est d'extraire les élèves qui sont cas contact de manière à ce qu'ils ne reviennent pas le lendemain matin.

Quand a commencé cette augmentation ?

Cela a augmenté depuis les vacances de Noël, mais surtout depuis la semaine dernière. Ce qui nous inquiète vraiment c'est l'émergence des variants.

Que suggérez-vous ?

Nous avons déjà suggéré la fermeture depuis lundi 8 février, on a lancé l'alerte il est vrai assez tard parce que la situation a évolué extrêmement rapidement. On a suggéré au ministère de l'Éducation nationale de fermer pendant les 4 semaines de février de façon à englober les vacances de toutes les zones sur le territoire national. On pense que deux semaines cela ne sera pas suffisant. On veut vraiment lancer une alerte.

Olivier Véran a répondu que cette fermeture n'était pas d'actualité. Qu'en pensez-vous ?

Si on l'a proposé c'est que l'on pense que c'est mieux pour réduire la chaîne de contamination. Ce que l'on a demandé au cabinet ministériel ce sont des renforts au niveau de ces cellules Covid départementales pour qu'on puisse traiter au plus vite tous les cas. Nous partons d'une situation extrêmement difficile pour les médecins scolaires qui ne sont plus que 900 voire 800 sur le terrain pour 12,5 millions d'élèves. On nous a donné à traiter les cas dans le public et le privé et au retour des vacances de la Toussaint, on nous a relégué des tâches qui relèvent des ARS et des caisses primaires maladie.

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