Covid-19 : les médecins de l'Éducation nationale demandent la fermeture de tous les établissements scolaires pour quatre semaines

Fermer pour ralentir la circulation du virus et éviter un nouveau confinement, tel est l'argument du Syndicat national des médecins scolaires et universitaires.

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Radio France
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(photo d'illustration) (NICOLAS CREACH / MAXPPP)

Les médecins de l'Éducation nationale demandent la fermeture de tous les établissements scolaires à partir de lundi 8 février pour la durée des vacances de février des trois zones géographiques, soit quatre semaines, afin de pouvoir faire face à la circulation du coronavirus en milieu scolaire.

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Dans un communiqué du Syndicat national des médecins scolaires et universitaires (SNMSU-UNSA Éducation), publié lundi, les médecins affirment que cette fermeture vise "à ralentir la circulation du virus dans les établissements scolaires afin de tenter d’éviter une fermeture qui risque d’être beaucoup plus longue dans le cadre d’un confinement, ce qui va à l’encontre de l’intérêt des élèves".

Le virus de plus en plus présent

Le syndicat majoritaire des médecins de l’Éducation nationale rappelle que les élèves "sont des maillons actifs de la chaîne de transmission, surtout depuis l’apparition des nouveaux variants". La présence du virus en milieu scolaire est "de plus en plus forte". Les médecins alertent sur le nombre d'établissements scolaires qui "s'épuisent" dans la gestion des cas d'élèves positifs ou cas contacts. Les fermetures de classes ou d'établissements "se multiplient". Ils soulignent également que "les tâches des ARS et des CPAM ont été déléguées aux professionnels de santé de l’Éducation nationale déjà surchargés de travail".

"Deux semaines de vacances d’hiver ne suffiront pas à diminuer l’incidence de la pandémie en milieu scolaire."

Syndicat national des médecins scolaires et universitaires

Extrait du communiqué

D'autant plus que "le gouvernement a autorisé les déplacements dans l’Hexagone, donc le brassage des populations", font valoir les médecins de l'Éducation nationale. Ils demandent à leur ministre de tutelle de "tenir compte de l’avis des médecins de l’Éducation nationale qui sont experts de la promotion de la santé à l’école".

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