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Obligation vaccinale pour les soignants : "Une levée de l'obligation ne signifie pas la fin de l'épidémie", prévient le président de la Fédération hospitalière de France

Arnaud Robinet appelle à ne pas prendre cette levée d'obligation comme synonyme d'inefficacité du vaccin contre le Covid-19.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Arnaud Robinet était l'invité du "8h30 franceinfo", dimanche 27 novembre 2022. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Une levée de l'obligation vaccinale [des soignants] ne signifie pas la fin de l'épidémie, bien au contraire", prévient vendredi 31 mars Arnaud Robinet, président de la Fédération hospitalière de France et maire de Reims, au lendemain de l'avis favorable de la Haute autorité de Santé. L'autorité scientifique a recommandé jeudi de lever l'obligation pour les professionnels de santé d'être vaccinés contre le Covid-19, le ministre de la Santé François Braun a promis de suivre cet avis.

Pour l'heure, le ministre doit d'abord "réunir les professionnels et notamment la Fédération hospitalière de France pour voir comment cette réintégration va se faire". Le président de la FHF explique que cette réintégration des soignants non vaccinés "se fera par la signature d'un décret ministériel". Elle concerne, selon Arnaud Robinet, "4 000 personnes à peine, dont 500 ou 600 infirmiers". Le président de la Fédération juge donc "négligeable" ce nombre "par rapport aux ressources humaines" de l'hôpital. Il reconnaît que l'hôpital public est confronté à des difficultés en termes "de ressources humaines et d'attractivité du métier [de soignant]", mais Arnaud Robinet est catégorique : "ce ne sont pas 600 infirmiers qui vont changer la donne".

"Les agents retrouveront leur poste"

Si le gouvernement lève l'obligation vaccinale, Arnaud Robinet l'assure, "les agents de la fonction publique retrouveront leur poste". Mais le président de la Fédération hospitalière de France s'interroge sur la manière dont tout cela va se faire, notamment en termes de cohésion d'équipes. "Comment vont réagir les collègues de ces agents, qui eux se sont fait vacciner comme 99% des agents hospitaliers. Y a-t-il deux poids deux mesures ?", se demande Arnaud Robinet.

La Fédération hospitalière de France "prend acte de l'avis de la Haute autorité de Santé", mais elle appelle à la prudence. "Il ne faut pas prendre cet avis comme faisant croire que ce vaccin n'est pas efficace", lance son président. Arnaud Robinet demande donc "au gouvernement d'avoir une communication extrêmement attentive pour mettre en avant les bienfaits du vaccin". Il rappelle que celui-ci "reste efficace et nécessaire, notamment pour les personnes fragiles, âgées, immunodéprimées et les professionnels de santé pour se protéger et protéger les patients". Arnaud Robinet invite à la vigilance et à "remettre cette obligation vaccinale" en cas de nouveaux variants du coronavirus.

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