Municipales : les candidats doivent adapter leurs programmes à la crise sanitaire

Crise sanitaire oblige, les candidats aux élections municipales ont été contraints de redéfinir leurs programmes, avant le second tour, le 28 juin prochain. À Gisors (Eure), encourager à consommer local est devenu l’un des thèmes majeurs de la campagne.

FRANCE 3

Depuis près de trois mois en première ligne pour la gestion de la crise, le maire de Gisors (Eure), Alexandre Rassaërt (LR), est encore dans l’urgence du déconfinement. Mais trois semaines avant le second tour des élections municipales, il doit penser aussi à son programme, qu’il doit ajuster. Sécurité, baisse des impôts… Le Covid-19 a bousculé beaucoup de projets, comme le consommer local. Pour le maire sortant, la relocalisation à Gisors doit passer par la création d’une monnaie locale. Des billets imprimés pour le compte de la mairie, échangeables dans la commune. Il vend cette idée aux commerçants. L’accueil est plutôt positif.

La campagne débute officiellement le 15 juin

La relocalisation, c’est aussi le mot d’ordre de son opposant, Anthony Auger (DVG). Avec ses colistiers, le candidat a une priorité : empêcher la fusion annoncée de deux des écoles primaires de la ville en septembre prochain. Sur le marché, pas sûr que ces changements de programme suffisent à influencer les électeurs. La campagne électorale pour le second tour doit commencer officiellement le 15 juin. Elle devra aussi tenir compte des gestes barrières et de la distanciation sociale.

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Une passante devant des panneaux électoraux à Paris, le 15 mars 2020.
Une passante devant des panneaux électoraux à Paris, le 15 mars 2020. (LAURENCE KOURCIA / HANS LUCAS / AFP)