Municipales : "Il n'est pas raisonnable d'imaginer que ce second tour se tienne le 28 juin", estime le député LFI Adrien Quatennens

Adrien Quatennens dit s'appuyer sur le Conseil scientifique qui estime qu'il n'est pas possible de mener une campagne électorale normale.

Adrien Quatennens, député du Nord et coordinateur de La France insoumise.
Adrien Quatennens, député du Nord et coordinateur de La France insoumise. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le second tour des élections municipales, reporté à cause du coronavirus, aura lieu le 28 juin ou en janvier 2021, a affirmé Édouard Philippe lors d'une réunion avec les chefs des partis politiques mercredi. Un projet de loi est en préparation. Il sera examiné par le Conseil d'État en cas de report. "Il n'est pas raisonnable d'imaginer que ce second tour se tienne le 28 juin", réagit jeudi 21 mai sur franceinfo Adrien Quatennens, coordinateur du mouvement LFI et député de la première circonscription du Nord.

"Je m'appuie sur le rapport du Conseil scientifique qui dit qu'il ne s'opposera pas à la tenue d'un scrutin le 28 juin mais que de son point de vue il n'est pas possible de mener une campagne électorale normale", explique Adrien Quatennens. Une "élection c'est une délibération sur la base d'une campagne électorale, sinon comment est-ce que les candidats, y compris les plus petits, peuvent se faire connaître, porter leurs propositions ?", interroge le député.

S'il n'y a pas la possibilité de faire une campagne populaire, il ne peut pas y avoir d'élection. Ça n'a pas de sens.Adrien Quatennens, député LFIà franceinfo

Pour lui, il est malgré tout important que les élections se tiennent. "Il faut voter pour le second tour des élections municipales, c'est important, c'est la vie démocratique de notre pays". Il faut se "donner le moyen qu'il y ait peut-être dans quelques mois une campagne digne de ce nom."

Un vote au plus tard en janvier 2021 est également envisagé, mais il faudrait réorganiser les deux tours dans les communes où le premier tour n'a pas désigné un maire. "C'est ce qui a toujours été dit depuis le début pour les 5 000 communes qui ont besoin d'un deuxième tour."