Municipales en juin : « Ce n’est pas sérieux », affirme Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et président du parti Debout la France, était l’invité des "4 Vérités" de France 2, jeudi 21 mai.

France 2

Les municipales pourraient avoir lieu le 28 juin prochain ou bien en janvier 2021, selon le Premier ministre. Nicolas Dupont-Aignan a-t-il un scénario de préférence ? "Pour moi, l’essentiel c’est que ce soit en janvier, parce que juin c’est beaucoup trop tôt. On ne sait pas encore les résultats du déconfinement, il y a des indices positifs donc c’est bien, mais une élection ce n’est pas simplement le jour du vote, une élection c'est une campagne, des échanges. […] Il y a déjà eu une immense bêtise au premier tour, est-ce que c’est vraiment la peine de se précipiter pour le second tour ?", indique Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et président du parti Debout la France, et invité des "4 Vérités" de France 2, jeudi 21 mai.

"Est-ce que le 28 juin, les Français ont envie d’aller voter sans campagne électorale, sans rien, comme ça, à la va-vite, non ce n’est pas sérieux", ajoute le député de l’Essonne.

Participation au capital

Renault pourrait fermer plusieurs de ses sites, trois d’entre eux seraient concernés, ce qui représente 1 000 salariés. L’usine de Flins (Yvelines) serait peut-être aussi menacée. "Le problème c’est que l’on va donner cinq milliards. Et il faut sauver ces entreprises, je suis pour sauver ces entreprises. Je ne voudrais pas que tout aille vers les grandes entreprises et qu’il n’y ait plus rien pour les petits. Deuxième point, je veux bien qu’on aide ces entreprises, mais alors on doit prendre une participation au capital. Ce qui m’a scandalisé c’est que l’on a prêté cinq milliards à Renault sans augmenter la participation de l’État", indique Nicolas Dupont-Aignan.

Emmanuel Macron et Angela Merkel proposent un emprunt de 500 milliards d’euros pour faire face à la crise économique liée au Covid-19. "C’est une très mauvaise affaire pour le contribuable", juge Nicolas Dupont-Aignan.

Faut-il rouvrir les frontières à l’intérieur de l’Union européenne pour sauver la saison touristique ? "Si le virus disparaît je ne suis pas hostile à des mesures de bon sens. Je veux bien que l’on rouvre s’il n’y a pas d’épidémie, mais à la condition que l’on puisse circuler dans notre pays", conclut Nicolas Dupont-Aignan.

Nicolas Dupont-Aignan lors d\'une session de question au gouvernement à l\'Assemblée nationale, le 5 juin 2018.
Nicolas Dupont-Aignan lors d'une session de question au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 5 juin 2018. (BERTRAND GUAY / AFP)