"Les personnes obèses ont toujours un autre facteur de risque" : dans le Grand Est, un centre spécialisé de vaccination contre le Covid-19

Les personnes obèses ont deux fois plus de risques de faire des formes graves du Covid. Dans le Grand Est, l’agence régionale de santé a décidé de leur faciliter la vaccination.

Article rédigé par
Manon Lombart-Brunel - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Vaccination contre le Covid-19 près de Montpellier (Hérault) le 15 avril 2021 (GUILLAUME BONNEFONT / MAXPPP)

Très peu de personnes souffrant d'obésité morbide se sont fait vacciner, malgré les risques supplémentaires auxquels leur condition les expose. C'est ce qu'observe - et regrette - le docteur Laure Pain, de l'Agence régionale de santé du Grand Est : "Ces gens-là, alors qu'ils sont éligibles par leur médecin traitant, spontanément ils ne vont pas dans les centres de vaccination."

"On n'a vu aucun obèse morbide, depuis le début de l'épidémie, venir dans les centres de consultations, précise-t-elle. C'est peut-être une difficulté pour eux de se dire 'Je vais me retrouver dans un centre, j'ai 40 ans, je ne suis pas malade...' Mais ce qu'on voit, c'est que depuis qu'on a fait une filière spécialisée, ils prennent rendez-vous." 

Priorité aux personnes obèses

À Strasbourg, un centre spécialisé a ouvert pour faciliter la vaccination des personnes obèses. Le professeur Michel Pinget gère ce centre et pour lui, la majorité des patients sont bien prioritaires : "Il faut se rendre compte que, finalement, très peu de personnes même de moins de 50 ans sont inéligibles. Les obèses à plus de 30 d'indice de masse corporelle ont toujours un autre facteur de risque." 

Au premier rang de ces risques, le diabète ou encore l'insuffisance cardiaque. C'est notamment à ce titre que les personnes obèses sont prioritaires dans ce centre strasbourgeois. Près de 1 200 patients doivent être vaccinés en deux mois.

Faciliter la vaccination des personnes obèses : reportage de Manon Lombart-Brunel
écouter

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.