Les dépistages des cancers en baisse depuis le printemps en raison de la crise sanitaire

Le Covid-19, et plus particulièrement le confinement qui en a découlé, ont provoqué une baisse significative du nombre de dépistage des cancers. Les professionnels de santé alertent sur la nécessité d’une prise en charge rapide.

La crainte d’être contaminé, des rendez-vous reportés ou annulés, certains services au ralenti... Depuis le premier confinement, les dépistages de cancers ont chuté de 5 à 30% selon les structures.

Malgré toutes les précautions prises lors des consultations, certains malades ne se sont pas rendus chez leur médecin. "Il y avait une réelle appréhension de nos patientes, pendant le confinement, à aller consulter leur médecin référent ou leur gynécologue. Et en plus, l’isolement social de certaines patientes a été un frein à la consultation et au diagnostic précoce", pointe Léa Leufflen, chirurgienne spécialisée en cancers mammaires et gynécologiques à l'Institut de cancérologie de Lorraine.

Des taux de mortalité pourraient augmenter

Conséquence, les professionnels de santé redoutent une hausse de la mortalité dans les prochaines années. Car pour traiter au mieux ces pathologies, il faut les diagnostiquer le plus rapidement possible. Un retard de prise en charge d’un mois pourrait faire bondir de 6 à 13% le taux de mortalité d’un cancer.

"C’est la crainte qui a été évoquée avec peut-être, dans un ou deux ans, l’observation d’une surmortalité. Il faudra le suivre et l’évaluer pour confirmer si c’est réel ou pas", explique Didier Peiffert, oncologue-radiothérapeute.

Les cancérologues incitent donc les patients à se faire diagnostiquer le plus tôt possible.

Les dépistages ont chuté de 5 à 30% selon les structures.
Les dépistages ont chuté de 5 à 30% selon les structures. (France 3)