Le maire d’Ajaccio craint une "crise sanitaire liée aux déchets" sur l'île, en plus de la crise du coronavirus

"10 000 balles de déchets" sont stockées sur la communauté d'agglomération du pays ajaccien depuis le 9 novembre dernier, dénonce Laurent Marcangeli. Il suggère de traiter les déchets dans la région PACA.

Des balles de déchets stockées dans un centre près d\'Istres, dans les Bouches-du-Rhône (illustration).
Des balles de déchets stockées dans un centre près d'Istres, dans les Bouches-du-Rhône (illustration). (MAXPPP)
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Le maire d'Ajaccio Laurent Marcangeli craint une "crise sanitaire liée aux déchets" en Corse en plus de la crise du coronavirus Covid-19, alors il demande le "déconfinement" des centaines de tonnes de déchets stockés dans une lettre adressée au président de l'exécutif corse, rapporte France Bleu RCFM lundi.

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"La Corse ne peut se permettre de cumuler le Covid-19 et une crise sanitaire liée aux déchets", écrit le maire sur son compte Twitter, avant de dénoncer sur France Bleu RCFM le fait qu'il y ait 10 000 balles de déchets stockées sur la communauté d'agglomération du pays ajaccien (Capa) depuis le 9 novembre dernier et que "nous avons plusieurs centaines de tonnes mises en balles sur plusieurs sites en Corse".

Les déchets pourraient être traités dans la région Provence-Alpes-Côtes-d'Azur 

Dans une lettre, Laurent Marcangeli demande au président de l'exécutif corse Gilles Simeoni d'entrer en contact avec le président de la région Provence-Alpes-Côtes-d'Azur "qui pourrait autoriser le traitement des déchets provenant de Corse dans des délais très brefs et sur une période très courte". D'ailleurs, le maire d'Ajaccio affirme, lui, avoir obtenu un accord du maire de Nice et président de la métropole niçoise, Christian Estrosi, pour traiter les déchets de sa communauté d'agglomération.

Le maire d'Ajaccio estime dans sa lettre qu'au "niveau national, la diminution de la production de déchets, liée au bouleversement économique actuel, serait susceptible de faciliter l'acceptation des balles par des installations de traitement qui subissent une très nette baisse d'activité faute de matière entrante".

Il rappelle qu'un accord avait été trouvé en février dernier pour traiter ces déchets, à savoir la réouverture des deux centres d'enfouissement de l'île, le transfert et le traitement dans d'autres régions, et le transfert et traitement à l'international, mais que cet accord n'a pas pu être mis en route en raison du coronavirus et du confinement.