Le Liban s'enlise dans la crise

Le Liban est éprouvé par sa plus grave crise depuis la fin de la guerre civile : chômage, fermetures en série dans le sillage de l’épidémie de coronavirus... Le désespoir gagne la population.

FRANCEINFO

Longtemps Beyrouth fut surnommée "le Paris du Moyen-Orient", mais la ville ne semble aujourd'hui plus que l’ombre d’elle-même, capitale d’un pays au bord du gouffre. Au Libancertains prix sont devenus tellement volatiles qu’ils ne sont plus affichés. Les prix des couches ou du lait en poudre, par exemple, ont doublé. Pour connaître le tarif du jour, il faut aller à la caisse.

Les riches pas épargnés

La moitié des Libanais vit actuellement sous le seuil de pauvreté. Un ancien garagiste, qui gagnait 530 euros par mois, nourrit désormais son bébé de 10 mois avec du pain pour économiser le lait en poudre. Instabilité politique, réformes économiques inexistantes, corruption, Covid-19... Le Liban vit une descente aux enfers. Les faillites se multiplient et les scènes de désespoir aussi. Cette crise se fait sentir jusque dans le quartier chrétien d’Achrafieh, réputé le plus riche de Beyrouth. L’aide alimentaire est distribuée à des centaines de retraités, qui se découvrent nouveaux pauvres. L’aide massive du FMI est le seul espoir.

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L'aide alimentaire est distribuée au Liban (FRANCEINFO)