Le couvre-feu généralisé à 18h "risque de porter un nouveau coup à l'économie du pays", s'inquiète l'Association des maires

Le Premier ministre a proposé que les commerçants restent ouverts à l'heure de midi  et qu'ils ouvrent le dimanche pour compenser les pertes liées aux restrictions contre le Covid-19. Mais selon Philippe Laurent, secrétaire général de l'AMF et maire UDI de Sceaux, cela va poser "des questions de droit social" pour les commerçants.

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Dans les rues de Lyon, le jeudi 14 janvier 2021. (MAXIME JEGAT / MAXPPP)

Le couvre-feu généralisé à 18h sur tout le territoire pour lutter contre le Covid-19, annoncé jeudi 14 janvier par le gouvernement, "risque de porter un nouveau coup à l'économie du pays", juge sur franceinfo Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine) et secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF).

Des "questions de droit social" pour les commerçants

"C'est une mesure, à laquelle on pouvait s'attendre, qui est préférable, de notre point de vue à un confinement total", salue touttefois Philippe Laurent. Mais c'est, selon lui, une mesure "qui va poser pas mal de difficultés aux familles, aux commerçants, et qui risquent aussi de provoquer des attroupements importants dans les commerces". Le Premier ministre a proposé "que les commerçants restent ouverts à l'heure de midi, qu'ils ouvrent le dimanche" mais le représentant des maires de France estime qu'il y a "des questions de droit social" qui se posent "pour les commerçants et pour les employés des commerçants. Ça ne se passe pas comme ça". "

"On a l'air de claquer dans les doigts et de dire que tout va aller bien"

Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux

à franceinfo

"On appliquera ce couvre-feu", assure Philippe Laurent. "On fera en sorte, évidemment, que nos propres activités se terminent à temps pour que les gens puissent rentrer et puissent être chez eux à 18h. Mais ça risque de porter un nouveau coup à l'économie du pays".

Le gouvernement "n'a pas discuté avec les maires", des nouvelles mesures dans les écoles

Jean Castex et Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, ont également annoncé que les cantines scolaires vont devoir s'organiser pour éviter les brassages au moment des repas? Les protocoles sanitaires dans les écoles seront également renforcés. "Ce sera très difficile à mettre œuvre de renforcer le protocole sanitaire dans les écoles, dans les conditions actuelles, en accueillant l'ensemble des élèves", estime Philippe Laurent.

Le secrétaire général de l'AMF fait remarquer également que le gouvernement "n'a pas discuté avec les maires" de ces nouvelles mesures. Élargir "le temps de pause méridienne pour avoir moins d'enfants à la fois dans la cantine", va poser "un grand nombre de difficultés, notamment dans le déroulement de la journée scolaire", ajoute Philippe Laurent. 

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