"Le côté magique du Tour de France aura toujours son effet au mois de septembre", assure Marc Madiot

Le Tour de France 2020 aurait dû s'élancer samedi 27 juin. Mais à cause de la pandémie de coronavirus, il a été décalé et partira le 29 août. Ce qui n'inquiète pas le manager général de l'équipe Groupama-FDJ, Marc Madiot.

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Radio France
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Le manager général de l'équipe cycliste Groupama-FDJ, Marc Madiot. (FARINE VAL?RIE / MAXPPP)

"On va passer le mois de juillet à la maison, ça fait près de 40 ans que cela ne m’était pas arrivé", sourit samedi 27 juin sur franceinfo Marc Madiot, le manager général de l'équipe Groupama-FDJ. Le Tour de France 2020 aurait dû s'élancer aujourd'hui, mais le grand départ aura lieu finalement le 29 août en raison de la pandémie. Il s'élancera de Nice pour s’achever sur les Champs-Élysées le 20 septembre, mais selon Marc Madiot, "le côté magique du Tour aura toujours son effet au mois de septembre".
 
franceinfo : Qu’est-ce que cela change pour vous ce report de deux mois ?
 
Marc Madiot : On va passer le mois de juillet à la maison. Ça fait près de 40 ans que cela ne m’était pas arrivé. C’est un peu perturbant dans la tête pour se recaler et se resituer. Ça change la donne dans la mesure où on n'est plus sur des schémas qu'on a l’habitude de pratiquer, avec un calendrier installé et établi depuis de très nombreuses années. On part un peu dans l'inconnu, car le temps de compétition en amont du Tour de France sera réduit, mais l'exercice sera le même pour tout le monde. Donc, on découvrira ça au fil des étapes.

Il va falloir faire en trois mois ce qu'on aurait fait en cinq ou six mois

Marc Madiot

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Votre préparation n'est pas trop perturbée ?
 
À l'heure où les enfants vont partir en vacances scolaires, nous, on va faire notre rentrée des classes dans nos ateliers. Il va falloir remettre toute la logistique en fonctionnement pour permettre à nos coureurs de bien travailler. En juillet, il y aura un stage plus ou moins de montagne pour tous les coureurs de l'équipe. Et puis, on va reprendre la compétition début août. Les coureurs ont déjà repris le 11 mai l'entraînement depuis le premier jour du déconfinement. L'équipe au niveau de la structure a repris le chemin du bureau. On remet les ateliers en marche : la préparation du matériel, des véhicules et de la logistique qui va accompagner les coureurs tout au long de la saison. L'exercice est très particulier cette année. Il va falloir faire en trois mois ce qu'on aurait fait en 5 ou 6 mois.
 
Vos coureurs vont-ils effectuer des tests ?
 
Oui, mais ça ne va pas commencer au Tour de France. On a déjà commencé à faire des tests sur nos coureurs. On va en refaire en amont des premiers stages et on va en faire de manière régulière. On est en train de jauger tout cela en place avec les instances sportives.
 
Les coureurs seront-ils autant galvanisés que d'habitude dans la montée des cols alors que le public risque de se faire plus rare ?
 
Je ne crois pas. Le Tour reste extrêmement attractif. Vous savez, au mois de juillet, il y a beaucoup de gens qui travaillent encore et cela n'empêche pas le public d'être sur le bord de la route le jour du passage du Tour. Il y a une tradition souvent dans ces périodes où l'usine s'arrête de travailler parce que le Tour de France passe, des journées sont offertes aux employés des différentes entreprises. Je pense qu’on aura toujours autant de monde sur le bord des routes, peut-être moins en montagne, parce qu'il y aura moins de gens en vacances. Je pense que le côté magique du Tour aura toujours son effet au mois de septembre. Il y aura une vraie stimulation par rapport au Tour parce que ce sera un des premiers grands événements qu'on retrouvera après cette période du Covid-19. On va redémarrer une nouvelle vie avec certes ce virus, mais on va aussi se prouver à nous-mêmes, tous ensemble, qu'on peut refonctionner de manière normale ou quasi normale avec le Tour de France. C'est un beau test.

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