La presse, nouvelle victime du coronavirus

La crise touche les médias malgré le besoin de s’informer. Le Parisien, L’Equipe, Grazia, la presse écrite va mal, mais l'audiovisuel et le web sont concernés également. Un plan social est en cours chez BFM et RMC.

FRANCEINFO

De l’amertume, c’est ce que ressent Jean Berthelot de La Glétais quand il relit ses articles. Pendant sept ans, ce journaliste pigiste a noirci les colonnes du magazine Grazia. Une collaboration désormais terminée en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus. En plus des pigistes, 31 postes seront supprimés. Et ce n’est pas le seul média en crise. Paris-Normandie a trouvé un repreneur au prix de 60 licenciements. Le Parisien a annoncé un plan de 30 départs volontaires.

Environ 350 licenciements chez Altice

Avec la crise, les annonceurs ont réduit leurs investissements : -13% de dépenses publicitaires en France. Un coup dur de plus pour un secteur déjà fragile. "C’est une crise de très long terme qui n’a fait que s’accélérer avec le coronavirus", explique l’économiste Julia Cagé. Et la presse écrite n’est plus la seule touchée. Le groupe Altice, qui détient les chaînes BFM et RMC, devrait supprimer entre 330 et 380 postes. Un plan opportuniste, dénonce la CGT.

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Le CSA a mis en demeure BFMTV, mercredi 5 juin. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)