Covid-19 : "Il est quasi certain qu’il y aura une vague à l’automne", estime Brigitte Autran, immunologue nommée présidente de l'héritier du Conseil scientifique

Le "comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires", successeur du Conseil scientifique dissous fin juillet, aura pour mission de maintenir une veille sur l'ensemble des risques sanitaires. 

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France Télévisions
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Brigitte Autran, le 17 décembre 2020 sur le plateau des "Quatre Vérités" de France 2.  (FRANCE TELEVISIONS)

L'immunologue Brigitte Autran va présider le "comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires", successeur du Conseil scientifique créé au printemps 2020 pour faire face à la pandémie de Covid-19, annonce mercredi 17 août un arrêté au Journal officiel. "Brigitte Autran est nommée présidente du comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires", est-il notifié dans le JO.

Ce comité, créé cet été, succède, avec une visée plus large, au Conseil scientifique créé en 2020 pour orienter l'action du gouvernement français face à la pandémie de Covid-19. Ce Conseil, qui était présidé par le professeur Jean-François Delfraissy, a en effet cessé d'exister avec la levée de l'état d'urgence sanitaire fin juillet.

Son successeur aura pour mission de maintenir une veille sur l'ensemble des risques sanitaires, avec une attention particulière aux conséquences du réchauffement climatique ainsi qu'aux interactions entre animaux et humains. Cette vision globale est de plus en plus défendue par nombre de spécialistes de santé publique.

Une quinzaine de scientifiques 

"Des maladies peuvent être transmises de l'animal à l'homme, ou l'inverse, ou même revenir en boomerang de l'un à l'autre", a détaillé Brigitte Autran dans une interview donnée au Parisien (accès réservé aux abonnés) à l'occasion de sa nomination. L'immunologue estime par ailleurs qu'il "est quasi certain qu'il y aura une vague [de Covid-19] à l'automne" et prévient : "Aujourd'hui, il faut aller vers le vivre avec." 

Concernant la variole du singe, elle estime qu'il faut "intensifier la campagne et faciliter l'accès aux vaccins". Pour elle, "une stratégie 'zéro Monkeypox' est possible, contrairement à celle du zéro Covid". La scientifique, dont les recherches ont surtout concerné le sida, compte composer d'ici à la rentrée l'équipe de ce comité, qui doit comporter une quinzaine de scientifiques. 

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