L'enseignant de 60 ans "avait une autre maladie" qui a "contribué à son arrêt cardiaque", indique le chef du service de réanimation de la Pitié-Salpêtrière

Emmanuel Macron était en visite jeudi à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris alors qu'un premier Français victime du coronavirus Covid-19 y est mort la veille.

Alain Combes, chef du service réanimation de la Pitié Salpêtrière, le 27 février 2020 (capture écran).
Alain Combes, chef du service réanimation de la Pitié Salpêtrière, le 27 février 2020 (capture écran). (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Une autre pathologie a contribué à l'aggravation extrêmement sévère" de l'état de santé de l'enseignant de 60 ans mort dans la nuit de mardi à mercredi à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a expliqué jeudi 27 février le chef du service de réanimation Alain Combes, lors de la visite d'Emmanuel Macron dans l'hôpital. 

Des personnes à risques

L'enseignant n'avait pas voyagé dans une zone à risque mais avait été infecté par le coronavirus Covid-19. "Il n'est pas décédé directement et uniquement de cette maladie-là", a raconté le chef de service qui s'est occupé du patient. "Mais il est décédé aussi parce que cette première maladie a créé l'état qui a amené son hospitalisation à Creil et ensuite une évolution vers une pathologie qui a provoqué un arrêt cardiaque et donc son hospitalisation chez nous", continue le chef du service de réanimation.

Alain Combes a tenté de mettre en évidence le fait que les personnes qui sont gravement touchées par le coronavirus Covid-19 sont des patients qui ont été auparavant affaiblis par une première maladie, et dont le système immunitaire est affaibli.

"On a appliqué les consignes qui nous ont été envoyées ce week-end de la part de toutes les instances nationales sur la veille sanitaire, a expliqué le médecin au président de la République. Pour justement pratiquer ces prélèvements respiratoires même si des cas n'étaient pas typiques." C'est-à-dire un patient par exemple "qui venait d'une région comme la Chine ou la Lombardie".

Pour l'enseignant de 60 ans, "la probabilité qu'il ait cette pathologie était relativement faible. Mais en appliquant la directive, on a malheureusement mis en évidence cette pathologie", explique Alain Combes.