Haut-Rhin : en huit jours, "l'activité Covid multipliée par trois" à l'hôpital de Mulhouse, alerte le chef des urgences et du Samu

Le plan blanc a été déclenché dans les hôpitaux de Mulhouse et de Colmar.

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Radio France
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Le service des urgences de l'hôpital de Mulhouse (Haut-Rhin). (PATRICK GENTHON / RADIO FRANCE)

En huit jours, "l'activité Covid a été multipliée par trois, avec 90 patients actuellement hospitalisés" à Mulhouse, alerte jeudi 2 décembre sur franceinfo Marc Noizet, chef des urgences de l'hôpital, et du Samu du Haut-Rhin. Le plan blanc a été déclenché dans les hôpitaux de Mulhouse et de Colmar, et des opérations "non vitales, ou non urgentes", environ 15 à 20 %, sont retardées à l'hôpital de Mulhouse, rapporte Marc Noizet.

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Le taux d'incidence dans le département est en forte hausse depuis le mois de novembre, et a dépassé les 400 cas pour 100 000 habitants (contre un peu plus de 300 au niveau national), soit huit fois plus que le seuil d'alerte. La tension hospitalière atteint 43 %, tandis que le Haut-Rhin affiche un taux de vaccination (au moins une dose) inférieur de plus de six points à la moyenne nationale.

Marc Noizet constate depuis une dizaine de jours une "hausse de 25 % du nombre d'appels au SAMU, dont 20 % relèvent de problématiques liées au Covid". Aux urgences, "le flux reste conforme" et "l'activité relativement stable" mais environ 10 % des patients passant par les urgences sont touchés par le Covid-19 et "nécessitent, pour une grande partie d'entre eux, d'être hospitalisés".

15 % des personnels suspendus ou en arrêt à l'hôpital de Mulhouse

Le déclenchement du plan blanc entraîne de nouvelles réunions de la cellule de crise, pour "anticiper et assurer les missions de l'hôpital", à savoir "maintenir une activité pour les patients non-Covid, pouvoir continuer à les opérer, les soigner correctement", tout en laissant "une place disponible suffisante pour accueillir les patients Covid dans l'hôpital".

Le cinquième vague épidémique est d'autant plus inquiétante à l'hôpital de Mulhouse que de nombreux soignants sont toujours suspendus, car non vaccinés. Fin septembre, le plan blanc avait déjà été déclenché localement, faute de soignants, 170 salariés non vaccinés étant obligés de rester chez eux. "Depuis, on est en grande difficulté, avec 15 % des personnels suspendus ou en arrêt maladie", informe Marc Noizet, ce qui a entraîné des fermetures temporaires de lits.

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