Essonne : des policiers essuient des tirs de mortiers après une course poursuite à Grigny

Des policiers ont été pris à partie vendredi 17 avril au soir dans un quartier de Grigny (Essonne), à la suite d'une course poursuite, a appris franceinfo de sources concordantes samedi 18 avril.

L\'entrée d\'un parking dans le quartier de Grigny 2, à Grigny (Essonne).
L'entrée d'un parking dans le quartier de Grigny 2, à Grigny (Essonne). (PATRICK KOVARIK / AFP)

Vendredi 17 avril, vers 22 heures, des agents de police de la BAC ont pris en chasse une voiture après un refus d'obtempérer, dans le quartier de Grigny 2, à Grigny (Essonne). Le conducteur a abandonné le véhicule sur la chaussée, indique le parquet d'Evry, avant de prendre la fuite à pied. A bord, les policiers ont découvert "quatre mineurs de 11 à 15 ans".

Les agents ont ensuite été pris à partie par des individus, et essuyé des tirs de mortier et des jets de pierre. "Les collègues sont restés auprès des mineurs pour assurer leur sécurité", ajoute Guillaume Roux, secrétaire départemental d'Unité SGP Police FO. Un peu plus tard dans la nuit, poursuit le représentant syndical, "les agents sont revenus pour une opération de sécurisation et ont à nouveau été la cible de tirs de mortier, ils ont répondu avec des tirs de lacrymogènes et de LBD."

Un confinement difficile à faire appliquer

Les enfants ont pu être remis à leur mère, qui a expliqué, rapporte une source proche du dossier, avoir "envoyé ses enfants acheter à manger, aidés par une connaissance du quartier."

Aucun policier n'a été blessé mais une voiture a été endommagée. Une enquête en flagrance a été ouverte, confiée au commissariat de Juvisy-sur-Orge, pour refus d'obtempérer, violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique et dégradation d'un bien d'utilité publique. Elle doit permettre d'identifier le conducteur en fuite et les auteurs des violences.

Pour Guillaume Roux, les policiers "ont énormément de difficultés à faire respecter le confinement dans certains quartiers". Le délégué syndical évoque deux autres nuits avec des affrontements à Grigny, le weekend précédent.