Coronavirus 2019-nCoV : plusieurs des six malades hospitalisés en France "pourraient sortir dans les prochains jours", annonce le ministère de la Santé

Article rédigé par Thomas Baïetto, Louis Boy - Noemie Leclercq
France Télévisions
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La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, en visite à l'hôpital de Lens (Pas-de-Calais), le 7 février 2020. (THIERRY THOREL / NURPHOTO)

Lors d'un point presse vendredi soir, Agnès Buzyn a également annoncé que 38 ressortissants français à Wuhan vont être rapatriés dimanche.

Ce qu'il faut savoir

Pour lutter contre l'épidémie de coronavirus 2019-nCoV, la France renforce ses mesures de surveillance pour les personnes de retour de Chine. Annonce de la ministre de la Santé, vendredi 7 février. Agnès Buzyn leur recommande notamment d'éviter de sortir de chez elles pour des "activités non indispensables" (aller au cinéma, au restaurant...). Suivez la situation en direct sur franceinfo.fr. 

Des bonnes nouvelles des Français malades. Lors du point presse, le directeur de la Santé Jérôme Salomon a également donné des nouvelles des six malades de France : ils "vont mieux" et certains sortiront de l'hôpital "dans les prochains jours". Pour que ces patients puissent sortir, les autorités ont fixé comme condition qu'"au moins deux tests" soient négatifs à 24 heures d'intervalle, afin d'être sûrs qu'ils ne puissent plus transmettre le virus, a précisé le numéro 2 du ministère. En revanche, "beaucoup d'inquiétudes" subsistent sur le sort du patient le plus touché, un Chinois de 80 ans hospitalisé en réanimation à Paris. Son pronostic vital est toujours engagé, selon le Professeur Salomon.

Une quarantaine de Français rapatriés. En outre, 38 nouveaux Français seront rapatriés de Wuhan, épicentre de l'épidémie. Ils vont embarquer dimanche dans un vol organisé par le Royaume-Uni. Ils seront ensuite placés en confinement pendant 14 jours dans les locaux de l'Ecole nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (Ensosp) d'Aix-en-Provence. 78 autres personnes arrivées le 2 février (19 Français et des ressortissants d'une quinzaine d'autres nationalités) s'y trouvent déjà.

La faute au pangolin ? Le petit mammifère à écailles menacé d'extinction est peut-être l'animal qui a transmis le coronavirus 2019-nCoV à l'homme. Des chercheurs de l'université d'agriculture du sud de la Chine avancent cette hypothèse, les analyses génétiques de virus prélevé sur les pangolins et les hommes étant à 99% identiques, selon l'agence étatique Chine nouvelle. Mais plusieurs scientifiques appellent à la prudence, estimant que les preuves ne sont pas encore suffisantes. 

Une pénurie mondiale d'équipements. "Nous envoyons des kits de test, des masques, des gants de protection, des respirateurs et des blouses (...) mais le monde fait face à une pénurie chronique", a indiqué vendredi Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une réunion de l'organisation à Genève. Il a annoncé qu'il s'entretiendrait dans la journée avec les industriels du secteur de la fabrication de ce type d'équipements pour tenter de remédier au problème. 

L'un des médecins qui avaient lancé l'alerte est mort. Le docteur Li Wenliang avait sonné l'alarme quant aux dangers du nouveau virus, avant de mourir de l'épidémieLe régime chinois a annoncé l'ouverture d'une enquête autour de ce médecin de Wuhan. Son décès a déclenché la colère de nombreux internautes chinois qui voient en lui un héros national.

Plus de 630 morts en Chine. Le bilan de l'épidémie s'élève désormais à 637 morts en Chine continentale, selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, le chef de l'OMS. Ailleurs, deux décès ont déjà été imputés à la maladie, l'un aux Philippines et l'autre à Hong Kong. Mais l'OMS n'a fait part, vendredi, que d'un seul décès en dehors de Chine.