Dépistages obligatoires dans les aéroports : "je ne sais pas si ça aura une énorme conséquence positive", s'interroge le syndicat national du personnel navigant

Sandrine Técher, représentante du SNPNC chez Air France salue la mise en place des tests pour les passager en provenance de 16 pays à risque. Mais le délai de 48h pour les résultats vont, selon elle, en limiter l'intérêt sanitaire.

Un dépistage gratuit du coronavirus à l\'aéroport de Bordeaux-Merignac, le 2 juillet 2020.
Un dépistage gratuit du coronavirus à l'aéroport de Bordeaux-Merignac, le 2 juillet 2020. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Jean Castex a annoncé, vendredi 24 juillet, des dépistages obligatoires dans les aéroports pour les passagers en provenance de 16 pays à risque, le dispositif devant être déployé au plus tard le 1er août. Sandrine Técher, secrétaire de la section Air France du Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC) a salué cette décision sur franceinfo, même si d'après elle, "il aurait été de bon ton d'adopter ce type de mesure bien en amont. Au-delà des compagnies, sur le plan national, on devine ce que ça peut donner, c'est un foyer, un aéroport."

Une bonne mesure mais trop lente

Pour Sandrine Técher, il est logique de tester les passagers à leur arrivée. "Ce que j'ai cru comprendre c'est que tous les pays ne disposent pas des moyens suffisants pour tester les passagers, donc forcément c'est le pays qui accueille qui impose ses tests à l'arrivée." Mais la syndicaliste d'Air France s'interroge sur le délai de 48h pour l'obtention des résultats de ces dépistages : "Même si cette mesure peut paraître bonne, dans les faits je ne sais pas si ça aura une énorme conséquence positive sur la propagation du virus."

"L'idée c'est que cette épidémie s'endigue au plus vite", a estimé la secrétaire du Syndicat national du personnel navigant commercial, reconnaissant que les indicateurs actuels sont "très inquiétants". "Tant qu'il y aura des flux de personnes d'un pays à l'autre, on ne s'en sortira pas. Donc, la vigilance doit être dans chacun des pays et chaque personne doit se sentir concernée."