Contre-projet pour le déconfinement : Les Républicains souhaitent "lever" toutes "les absurdités mises en place par Jean Castex", explique Fabien Di Filippo

Parmi les propositions des Républicains, qui proposent ce dimanche dans le "JDD" un contre-projet de déconfinement, figurent par exemple la réouverture des restaurants début janvier et des remontées mécaniques dans les stations de ski avant Noël.

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Radio France
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Fabien Di Filippo en salle des Quatre Colonnes de l'Assemblée nationale avant le discours de politique générale du Premier ministre, le 12 juin 2019. (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

Fabien Di Filippo, député LR de Moselle, secrétaire général adjoint du parti Les Républicains a expliqué dimanche 6 décembre sur franceinfo que son parti souhaite "lever" toutes les "absurdités petit à petit qui ont été mises en place par Jean Castex au cours des derniers jours". Les députés du parti Les Républicains présentent aujourd'hui leur contre-projet pour le déconfinement du pays. Damien Abad, leur chef de file, présente les grandes lignes dans le Journal du dimanche. On y trouve des propositions très concrètes comme la réouverture des restaurants début janvier et des remontées mécaniques dans les stations de ski avant Noël.

franceinfo : Pourquoi souhaitez-vous rouvrir les restaurants dès le 4 janvier ?

Fabien Di Filippo : On se rend compte aujourd'hui qu'avec la stratégie d'Emmanuel Macron et de ce gouvernement, il y a à la fois, d'un côté, beaucoup d'injustices, il y a eu l'inefficacité sanitaire puisqu’on nous promettait encore au début de l'automne que la deuxième vague serait totalement maîtrisée, et il y a un coût absolument insupportable à terme, pour notre jeunesse, pour nos entreprises, mais aussi pour les finances publiques. Donc, bien sûr, je pense aux restaurateurs puisque c'est les derniers qui resteront fermés. Ils ont fait des efforts incroyables pour s'adapter, des investissements, de la distanciation, de l'équipement. Et ils sont prêts à ouvrir dans de bonnes conditions. Et nous, nous sommes partisans du fait de laisser les gens travailler quand ils appliquent des protocoles sanitaires très stricts.

Les restaurants ont été des foyers de contamination. Comment faire pour que ça ne se reproduise pas ?

C'est une grande hypocrisie de mettre toute la faute sur le dos des petits commerçants. On l'a bien vu, ils ont rouvert dans de bonnes conditions. Mais aussi sur le dos des restaurateurs. Que s'est-il passé cet été ? Il y a eu des fêtes massives, des rassemblements de plusieurs centaines de personnes sans distanciation. Il y a eu les transports publics qui ont repris. Il y a eu les cours scolaires, les universités, les soirées étudiantes qui ont repris et le germe de cette deuxième vague était là-dedans. Maintenant, si certains établissements, peut-être des bars ou des restaurants, ne jouent pas le jeu, au lieu de mettre des centaines de milliards d'euros dans des béquilles économiques qui ne suffiront pas, eh bien, mettons à peine quelques millions d'euros pour pouvoir mieux contrôler ça, les accompagner, les aider, expliquer. Et cela nous permettra d'avoir une économie qui restera debout et d'éviter beaucoup, beaucoup de drames humains.

Vous proposez des solutions concrètes comme l’installation de purificateurs d'air ou aérer 5 minutes les pièces toutes les 20 minutes. Cela pourrait suffire ?

En tout cas, ça permettra de limiter fortement les quelques contaminations qui peuvent encore avoir cours dans ces lieux. On l'a vu en Allemagne, ils l'ont fait notamment dans les lycées. Certaines régions ont mis en place ce procédé, comme la région Auvergne-Rhône-Alpes. Bien sûr, ça peut y contribuer.

Vous voulez aussi apporter une réponse aux professionnels de la montagne mobilisés en ce moment pour la réouverture des remontées mécaniques. Les stations doivent-elles rouvrir avant Noël, selon vous ?

Oui, bien sûr. Quand on est capable de prendre le RER où la promiscuité y est grande parce que la distanciation y est impossible et les gens doivent bien travailler. Quels risques court-on en limitant la télécabine à une seule famille, en étant seul sur un tir-fesses, en descendant une piste de ski. Quelle risque honnêtement prend-on ? À partir du moment où on rouvre les stations, quelle absurdité de dire que le danger se retrouve sur les remontées mécaniques. C'est toutes ces absurdités petit à petit qui ont été mises en place par Jean Castex au cours des derniers jours qu'on souhaite lever.

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