Déconfinement : la presse, victime du coronavirus

L'attrait pour l'information pendant la période de pandémie n'a pas profité aux éditeurs de presse. La presse écrite est touchée, mais pas seulement. RMC et BFM ont lancé un plan de départ volontaire.

France 2

Jean Berthelot de la Glétais, journaliste indépendant, ressent de l'amertume lorsqu'il relit ses articles. Pendant sept ans, il a pigé pour le magazine Grazia. Une collaboration désormais terminée en raison de la crise sanitaire. "On a vu peu à peu la concurrence revenir en kiosques et Grazia toujours pas. On s'est dit qu'il y allait sans doute y avoir un problème. On a appris que Grazia préparait un plan social", explique le journaliste.

Plans de départ volontaire dans plusieurs médias

En plus des pigistes, 31 postes seront supprimés au sein de la rédaction de Grazia. Et ce n'est pas le seul journal concerné. Paris-Normandie a trouvé un repreneur mais au prix de 60 licenciements. Le Parisien vient d'annoncer un plan de 30 départs volontaires. Avec la crise sanitaire, les annonceurs ont réduit leur investissement. Un coup dur de plus pour une presse déjà fragile.

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Une dame lit "Le Parisien" au lendemain de la mort du chanteur Christophe, le 18 avril 2020.  (QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / AFP)