Covid-19 : le variant identifié au Royaume-Uni n'entraîne pas plus de formes graves, selon deux études

Ces travaux confirment que le variant B.1.1.7 est plus contagieux que les autres souches du Sars-CoV-2.

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Un patient atteint d'une forme sévère de Covid-19 est pris en charge à Pierre-Benite (Rhône), le 7 avril 2021. (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

Deux études publiées mardi 13 avril affirment que le variant identifié au Royaume-Uni du Sars-CoV-2 n'entraîne pas plus de formes graves du Covid-19. Ces conclusions contredisent ainsi de précédents travaux de recherche, mais confirment que le variant  B.1.1.7 est bien plus contagieux que les souches précédentes du coronavirus.

Les auteurs de la première étude, publiée dans The Lancet Infectious Diseases (en anglais), ont analysé les données de 341 malades du Covid-19 hospitalisés à Londres entre le 9 novembre et le 20 décembre, en pleine émergence du variant dit "britannique", désormais dominant dans une grande partie de l'Europe : 58% d'entre eux étaient infectés par le B.1.1.7 et 42% par d'autres souches.

Par ailleurs, 36% des patients du premier groupe sont tombés gravement malades ou sont morts contre 38% dans le deuxième groupe, ce qui suggère que le variant identifié au Royaume-Uni n'est pas associé à une plus grande gravité. Les chercheurs ont en revanche montré que les échantillons provenant de patients infectés par cette souche contenaient en moyenne une plus grande quantité de virus, indice d'une transmissibilité plus élevée.

Des conclusions "rassurantes"

La seconde étude, parue dans The Lancet Public Health (en anglais), a analysé les données de près de 37 000 utilisateurs britanniques d'une application mobile conçue pour signaler ses symptômes du Covid, diagnostiqués positifs entre le 28 septembre et le 27 décembre. Elle conclut que chaque patient contaminé infectait en moyenne 35% de personnes en plus qu'avec les souches du virus qui circulaient auparavant. En revanche, le B.1.1.7 n'a pas entraîné de symptômes plus graves ou une plus grande probabilité d'avoir des symptômes prolongés ("Covid long").

Trois chercheurs du Centre national des maladies infectieuses de Singapour ont réagi à ces conclusions, qui contrastent avec trois précédents articles associant ce variant à une probabilité plus élevée de décès et de formes graves de Covid-19. Ils notent que l'étude parue dans The Lancet a l'avantage d'avoir utilisé des séquençages complets du virus dans ses analyses mais que sa conclusion "rassurante" doit "être confirmée par des études de plus grande ampleur".

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