Covid-19 : la liste des pays avec lesquels les voyages seront facilités avec la France pourra évoluer, assure le secrétaire d’État chargé du Tourisme

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État chargé du Tourisme explique sur franceinfo que la liste des pays concernés par ces assouplissements pourra être complétée "au fur et à mesure de l'évolution de la situation sanitaire".

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Radio France
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Jean-Baptiste Lemoyne, au palais de l'Elysée, le 12 février 2021. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le gouvernement a décidé d’assouplir les conditions d’entrée et de sortie des Français vers le Royaume-Uni, Israël, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud, le Japon et Singapour, dans le cadre de la pandémie de Covid-19. Plus besoin de motifs impérieux, mais il faudra juste un test PCR de moins de 72 heures avant le départ. Le décret sera publié vendredi et entrera en vigueur dans la foulée. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État chargé du Tourisme indique jeudi 11 mars sur franceinfo qu’"à fur et à mesure de l'évolution de la situation sanitaire, nous verrons si d'autres pays peuvent intégrer cette liste verte" de pays.

franceinfo : L’idée est donc de faciliter notamment la vie des Français expatriés ?

Jean-Baptiste Lemoyne : Oui, effectivement ce sont des efforts qui ont été demandés à nos compatriotes établis hors de France, auxquels nous étions également soumis, Français de métropole ou d’Outre-mer. Ces motifs impérieux s'appliquaient à tous les Français. Mais quand on réside hors de France, cela a un impact effectivement dans la vie familiale. Et c'est pourquoi, au regard des données sanitaires, nous avons pu prendre ces décisions d'abrogation des motifs impérieux pour sept pays dont notamment le Royaume-Uni et Israël qui comportent deux grandes communautés françaises, respectivement 150 000 et 50 000 inscrits. C'est vrai qu’on a besoin de tenir ensemble. C'est un peu la deuxième devise nationale, depuis quelques semaines, il fallait faire face dans un premier temps à ces variants, notamment le variant britannique, sud-africain. C'est pourquoi, le 29 janvier, il y avait ces contraintes qu'on a pu lever.

Quand est-ce qu’on pourra venir voir sa famille quand on habite à l’étranger, ailleurs que dans ces sept pays ?

Pour les Français qui habitent hors des pays cités, on a assoupli ces motifs impérieux pour couvrir une grande majorité des situations familiales. Parfois, vous avez une personne du couple qui travaille à l'étranger, mais revient le week-end et qui, aujourd'hui, ne pouvait pas retrouver sa famille. Désormais, ce sera possible, donc c'est un assouplissement. Au fur et à mesure de l'évolution de la situation sanitaire, nous verrons si d'autres pays peuvent intégrer cette "liste verte" de pays pour lesquels il n'y a pas de motif impérieux. C'est un travail de suivi très attentif.

Quand on regarde la liste de "ces pays verts", ce sont des pays, Israël, la Grande-Bretagne, qui ont pratiqué une campagne de vaccination massive, soit des pays qui ont appliqué la fameuse stratégie zéro Covid-19. Vous n’avez pas de regrets ?

La France n'est pas une île. Donc, ce n'est pas l'Australie et la Nouvelle-Zélande, ce n'est pas le Royaume-Uni et pas Singapour. Et effectivement, dans ces États, par définition, lorsque vous avez des villes qui souvent sont peu peuplées, comme la Nouvelle-Zélande, les stratégies peuvent être différentes. S'agissant de la France, qui, en plus, est un carrefour européen, un nœud de communication, vous voyez bien que la stratégie ne pouvait pas être la même et je crois pouvoir dire : regardez, nous avons évité un nouveau confinement là où d'autres pays voisins en Europe continentale ont dû confiner et donc ça change énormément. Les enfants ont pu continuer à aller à l'école. Nous avons beaucoup de commerces qui ont pu rester ouverts. Donc la France, par la stratégie qu'elle a mise en place, je crois qu'elle a permis d'avoir à la fois une lutte efficace contre ce virus et dans le même temps, le maintien d'une activité économique consistante.

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