Covid-19 : l'Elysée charge une mission indépendante d'évaluer la gestion de la crise sanitaire

Ce groupe de travail va plancher pendant six mois sur les prises de décision des autorités depuis le début de l'épidémie. Un premier rapport est attendu à l'automne.

Des spectateurs portent des masques pendant la fête de la Musique, dimanche 21 juin 2020, à l\'institut du monde arabe, à Paris.
Des spectateurs portent des masques pendant la fête de la Musique, dimanche 21 juin 2020, à l'institut du monde arabe, à Paris. (ABDULMONAM EASSA / AFP)

Le président de la République Emmanuel Macron a installé la mission indépendante nationale d’évaluation sur la gestion de la crise du Covid-19 et sur l’anticipation des risques pandémiques, jeudi 25 juin. Dès le début du mois, l'Elysée avait évoqué la création de cette nouvelle commission afin d'apporter un regard "indépendant et collégial (...) sur la gestion de la crise du coronavirus".

Présidé par l'infectiologue suisse Didier Pittet, ce groupe de travail adopte une approche pluridisciplinaire, avec la participation du magistrat de la Cour des comptes Raoul Briet, de l'économiste Laurence Boone, de la chercheuse de l'Inserm Anne-Marie Moulin et de l'épidémiologiste Pierre Parneix. Son rôle sera d'analyser "les prises de décisions par les autorités publiques" durant la crise sanitaire et "d'aider la France à se préparer à un éventuel rebond" épidémique. Cette mission de six mois donnera lieu à un rapport d'étape à l'automne et à un rapport définitif à la fin de l'année.

La gestion de la crise suscite des interrogations et des débats légitimes qui méritent d'être éclairés par une évaluation objective et indépendante. L'analyse approndie de cette crise et des réponses apportées permettra à notre pays d'en tirer les leçons et ainsi d'en sortir renforcé et mieux préparé l'avenir.Emmanuel MacronLettre de mission

La mise en place de cette mission avait provoqué de vives réactions auprès de plusieurs parlementaires, qui craignaient que le gouvernement ne court-circuite les commissions d'enquête menées de l'Assemblée et du Sénat. L'Elysée avait alors répondu que cette mission serait "complémentaire" des enquêtes du Parlement.