Covid-19 : en Île-de-France, "il faut se préparer à des restrictions dans les semaines à venir", prévient la vice-présidente de la région

Les discussions en cours semblent, pour l'heure, pointer "vers un reconfinement le week-end", a assuré Alexandra Dublanche.

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Des policiers le long des quais de Seine, à Paris, le 26 février 2021. (THOMAS COEX / AFP)

"Il faut se préparer à des restrictions dans les semaines à venir", a déclaré samedi 6 mars sur franceinfo Alexandra Dublanche, vice-présidente de la région Île-de-France, chargée notamment du développement économique et de l’attractivité de la région. Tous les départements de l'Île-de-France figurent sur la liste des 23 départements placés sous surveillance renforcée par le gouvernement, des lieux où la circulation du Covid-19 est particulièrement intense.

"Ce que nous voulons, avec Valérie Pécresse, c'est éviter absolument un reconfinement total", a expliqué Alexandra Dublanche. Selon elle, "ce serait la pire des solutions pour les Franciliens". Les discussions en cours "avec le préfet de police, le préfet de région et l'ARS" semblent, pour l'heure, pointer "vers un reconfinement le week-end", a assuré la vice-présidente de la région. Ce serait, là aussi, "une décision très difficile", a-t-elle précisé.

"On soutiendra tout ce qui est justifié par des données sanitaires."

Alexandra Dublanche, vice-présidente de la région Île-de-France

à franceinfo

"Nos commerces ont déjà perdu un tiers de leur chiffre d'affaires en fermant le soir à 18 heures, donc on sait que ce serait terrible et, d'ailleurs, si cela [le confinement le weekend] devait arriver, nous demandons déjà des mesures compensatoires pour les commerces et les restaurateurs car nous sommes très inquiets économiquement." La vice-présidente de la région Île-de-France se prononce déjà pour "laisser les marchés et les lieux de culte ouverts".

Pour éviter d'en arriver là, la région demande l'accélération de la vaccination dans les départements les plus touchés, comme la Seine-Saint-Denis. "On demande aussi qu'il y ait une gestion des stocks à flux tendu de ces vaccins. Il ne peut pas y avoir des doses dormantes, comme c'est le cas avec le vaccin AstraZeneca. On a reçu plus d'un million de doses au niveau national, mais seulement un quart des doses ont été administrées", s'est agacée Alexandra Dublanche. L'élue réclame donc que ces doses "soient injectées dans le mois". "On appelle aussi les entreprises et les administrations à recourir au maximum au télétravail pour éviter un reconfinement total", a-t-elle insisté.

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