Covid-19 : de moins en moins de contaminés passent entre les mailles du dépistage en France, avance une étude ministérielle

Près de six cas sur dix étaient détectés entre mi-octobre et fin novembre, estiment les auteurs, contre un peu plus d'un sur dix en juin.

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Une tente où sont effectués des tests de dépistage du Covid-19, à Paris, le 23 décembre 2020. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

La capacité de dépistage du Covid-19 est-elle en progrès en France ? C'est ce que suggère une étude publiée mercredi 23 décembre, selon laquelle 12% des personnes contaminées étaient testées positives en juin, 31% entre juillet et août, et 59% entre mi-octobre et fin novembre.

Cette étude est publiée par la Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques (Drees), un service qui dépend de plusieurs ministères dont celui de la Santé.

6,3 millions de cas en France ?

Pour arriver à cette conclusion, les auteurs de l'étude ont d'abord croisé le nombre de personnes contaminées pendant la première vague, établi non pas via les tests PCR mais les données sérologiques, avec le nombre de malades admis à l'hôpital, pour établir le taux de cas qui nécessitent une hospitalisation. Ils ont conclu que 2,7% des personnes infectées (hors Ehpad) ont dû être hospitalisées.

Ce ratio permet, "en faisant l'hypothèse que les taux d'hospitalisation observés lors de la première vague de l'épidémie sont restés stables au cours du temps", d'établir à partir du nombre d'hospitalisations le décompte le vrai nombre de contaminations dans la population, et de le comparer au nombre de cas positifs qui remontent aux autorités sanitaires. Ce qui a permis de constater que de plus en plus de personnes contaminées étaient repérées dans le cadre du dépistage.

Ils estiment que 6 330 000 personnes ont été touchées par le virus depuis le début de la crise sanitaire en France. Les données de Santé publique France font état d'un peu plus de 2,5 millions de cas positifs confirmés.

Cette étude paraît deux jours après celle de chercheurs de l'Inserm, publiée par la revue Nature, qui arrivait à la conclusion très similaire que neuf cas symptomatiques sur dix n'étaient pas détectés au moment du premier déconfinement. Ces chercheurs appelaient à un renforcement de la capacité de dépistage pour éviter une troisième vague une fois les restrictions actuelles levées.

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