Covid-19 à l'école : le syndicat SE-Unsa veut que "les recrutements sur listes complémentaires puissent concerner également le second degré"

Le syndicat enseignant s'inquiète que le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer n'ait annoncé des renforts "que dans le premier degré" parmi les 8 000 confirmés vendredi matin.

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Radio France
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Une classe de collège (illustration). (MATTHIEU BONHOURE / RADIO FRANCE)

Il faut que "ces recrutements sur listes complémentaires puissent concerner également le second degré", avertit Gilles Langlois, secrétaire national SE-Unsa, chargé notamment des questions liées aux droits à la réglementation et aux moyens, invité de franceinfo vendredi 14 janvier. Au moins 8 000 renforts supplémentaires vont être mobilisés dans l'Éducation nationale très prochainement pour gérer la crise sanitaire, a précisé le ministre de l'Éducation nationale. "C’est une bonne chose de faire appel à eux", explique Gilles Langlois, mais "Jean-Michel Blanquer ne les a annoncées que dans le premier degré, on en a excessivement besoin" dans le second degré.

franceinfo : Le recours aux listes complémentaires, c'est-à-dire des personnes qui ont passé les concours et qu'on peut mobiliser dans le primaire, ça va dans le bon sens ?

Gilles Langlois : C'est une demande qu'on a très régulièrement. Les listes complémentaires, ce sont des gens qui sont préparés au concours et qui veulent devenir enseignants. En Île-de-France, elles sont déjà épuisées parce que le concours n'avait pas fait le plein. Mais ailleurs sur le territoire, il y a effectivement des possibilités de recruter. Ce sont des gens qui sont opérationnels très rapidement. C’est une bonne chose de faire appel à eux, surtout qu'ensuite, ils vont pouvoir se projeter. En étant recruté en liste complémentaire, ça veut dire que l'an prochain, ils vont être stagiaires et qu'ensuite, ils vont s'inscrire durablement dans la profession. Or, on a besoin d'attirer dans notre profession. C'est une bonne nouvelle. Par contre, Jean-Michel Blanquer ne les a annoncées que dans le premier degré. Il y a aussi des listes complémentaires dans le second degré. Il y a des besoins de recrutement parmi les enseignants dans le second degré, mais je pense aussi parmi les CPE ou les psychologues de l'Éducation nationale. On sait qu'on en a excessivement besoin, nous souhaitons donc que ces recrutements sur liste complémentaire puissent concerner également second degré.

Ces 3 300 enseignants contractuels recrutés prochainement, c'est une bonne nouvelle ?

C'est une bonne nouvelle d'avoir une volonté politique de recruter. Il va falloir trouver les personnels qui acceptent de travailler. Ça va être forcément plus difficile. 

"Il y a des endroits où c'est plus compliqué de recruter des contractuels, notamment en Île-de-France, où le niveau de la vie est extrêmement cher, et un contractuel va être sur une base de salaire net de 1390 euros. La bonne nouvelle, c'est que contrairement à l'an passé, il n'y aura pas des micro-contrats."

Gilles Langlois, secrétaire national SE-Unsa

à franceinfo

L'an passé, on avait aussi eu des recrutements de contractuels qui s'étaient arrêtés au mois de février et qui avait été plus ou moins reconduits. Là, il nous annonce la fin de l'année scolaire. Si on veut attirer des candidats, il faut bien qu'ils soient recrutés jusqu'au 31 août. Si vous recrutez des personnels jusqu'au 7 juillet, ils savent qu'ils ne pourront pas avoir de rémunération pendant deux mois, et vous attirez forcément moins de monde.

Il va y avoir aussi 1 500 surveillants en plus dans les collèges et les lycées, 1 500 personnels administratifs et 1 700 médiateurs supplémentaires. C'était nécessaire ?

C'est une très bonne nouvelle, parce qu'on sait très bien que les établissements du second degré sont en très forte tension dans les vies scolaires. Sur les 1 500 vacataires en appui des inspecteurs de l'Éducation, là où ça va être plus compliqué, c'est pour qu'ils puissent appuyer effectivement les directeurs d'école. Parce qu'étant localisés en circonscription, c'est extrêmement compliqué ensuite de venir en appui au quotidien avec les directeurs d'école, qui sont soumis à une extrême tension. Et puis pour les médiateurs, c'est effectivement un besoin indispensable. Là encore, il faudra voir si les recrutements se concrétisent.

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