Covid-19 : 55 000 tests salivaires prévus par semaine dans les régions de la zone A, assure le président du syndicat des biologistes

François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes, souligne sur franceinfo lundi estime que les prélèvements salivaires pourront s'avérer utiles pour l'Education nationale afin de prendre des décisions de fermeture de classes.

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Radio France
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Un chercheur manipule un prototype de test salivaire le 30 avril 2020 à Montpellier. (SYLVAIN THOMAS / AFP)

Une campagne de prélèvement salivaire démarre dans les écoles pour dépister le Covid-19. Cela commence pour les élèves de la zone A qui sont de retour ce matin en classe après les vacances. Invité de franceinfo, François Blanchecotte, le président du Syndicat des biologistes estime que l'outil sera utile pour l'Education nationale pour prendre des décisions de fermeture de classes. "Pour l'instant, dans les régions de la zone A, il est prévu 55 000 tests" salivaires par semaine.

Comment cette campagne de tests va-t-elle s'organiser ?

François Blanchecotte : Cela commence cette semaine et à partir de ce matin. Et effectivement, ça va durer. Ça va s'organiser tout au long de la semaine pour prendre des classes tests. Ces classes seront suivies toutes les semaines ou tous les quinze jours, et ce seront toujours les mêmes élèves qui seront prélevés de façon à voir l'évolution du variant, l'évolution de la contamination dans les lycées et les collèges. C'est sous la responsabilité du professeur de l'Éducation nationale. Ce consentement [des parents] doit être évidemment écrit. Nous, nous sommes responsables de la suite des opérations, c'est-à-dire recueillir la salive et ensuite l'analyser. L'Education nationale nous demande de remettre ce résultat avant le lendemain matin, de façon à ce que l'élève, le collégien puisse, s'il est positif, rester chez lui et ne pas retourner à l'école.

Quelle est l'efficacité de ces tests, elle est la même que pour les tests PCR ?

Aujourd'hui, on demande que des tests salivaires aient une sensibilité au moins supérieure à 83%. Alors c'est vrai qu'on teste des gens asymptomatiques. Vous le savez, on en a souvent parlé, c'est un peu moins sensible. La salive, c'est un tout petit peu moins sensible, mais il faut que les tests respectent au moins cette sensibilité de 83%. C'est un outil utile, ce n’est pas forcément vis-à-vis de nous. C'est pour apporter des réponses à des questions de l’Education nationale. C'est pour savoir si ces enfants, des collégiens doivent rester à l'école ou pas. Donc, en fonction du variant, par exemple sud-africain, plus contagieux, il y a des décisions qui doivent être prises. En fait, le rectorat cherche à évidemment asseoir sa décision sur des éléments scientifiques très concrets.

L'objectif du gouvernement par Jean Castex, la semaine dernière, est de réaliser 200 000 prélèvements salivaires par semaine après les vacances dans les établissements. Est-ce que cet objectif vous paraît tenable ?

Pour l'instant, dans la région de zone A, il est prévu 55 000 tests. On va voir ce que ça va donner. On va faire cette expérimentation après la zone B, la zone C vont rentrer, on va développer, on parle même de plus de 200 000 tests. Je pense que les groupes, et en tout cas les laboratoires qui ont répondu de façon claire en donnant leur capacité à faire doivent pouvoir le faire aujourd'hui, bien sûr, oui.

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