Coronavirus : un million d’arrêts de travail liés au virus, selon l'Assurance maladie

Parmi les demandes, 850 000 concernent le dispositif "permettant à des parents de garder leurs enfants" dans le cadre de l’arrêt des activités scolaires.

Un médecin prescrit un arrêt de travail. Photo d\'illustration.
Un médecin prescrit un arrêt de travail. Photo d'illustration. (LIONEL VADAM / MAXPPP)

Déjà plus d'un million d’arrêts de travail liés au coronavirus ont été recensés en quinze jours, a annoncé mardi 24 mars sur franceinfo Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Parmi les demandes, 850 000 concernent le dispositif "permettant à des parents de garder leurs enfants" dans le cadre de l’arrêt des activités scolaires. 250 000 autres demandes proviennent de "personnes vulnérables en situation de fragilité, qui seraient dans une situation à risque si elles devaient contracter le Covid-19", a détaillé Nicolas Revel.

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Le directeur général de la CNAM a expliqué que ses services allaient "quand même vérifier" si les demandes d’arrêts sont réglementaires. "Nos premières analyses démontrent que ce n’est pas le cas de tous", a-t-il justifié, évoquant "quelques personnes qui ont utilisé le télé-service pour obtenir un arrêt de travail sans forcément répondre complètement aux critères". Il prévoit déjà "une part de refus" au terme de la procédure.

L'objectif : pas de retard dans les versements

Pour faire face à cet afflux de demande, "nous sommes en train de développer le télétravail massivement", a expliqué Nicolas Revel, "pour que nos collaborateurs soient eux-mêmes en capacité de poursuivre leurs missions dans les meilleures conditions en termes de protection contre le risque de virus". C’est selon le directeur général de la CNAM "un vrai challenge pour l’assurance-maladie".

Dans ce cadre-là, la CNAM hiérarchise les dossiers : "Ce qui est prioritaire, c’est payer des prestations et rembourser des soins, verser des indemnités journalières en cas d’arrêt et verser des rentes pour les personnes en invalidité", a listé nicolas Revel. Pour le reste, "nous pourrons lever un peu le pied parce que ce n’est pas le cœur du sujet qui est le nôtre aujourd’hui", a-t-il assumé. "L’objectif, c’est vraiment qu’il n’y ait pas de retard dans les versements." Le délai actuel est de 28 jours : "Nous allons essayer de maintenir ce délai."