Coronavirus : un deuxième chat testé positif en France

"Moins d'une dizaine de cas ont été décrits dans le monde jusqu'à maintenant", a indiqué, mardi, l'École nationale vétérinaire de Toulouse.

Un chat dans un appartement de Valence (Drôme), le 2 mai 2020.
Un chat dans un appartement de Valence (Drôme), le 2 mai 2020. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / AFP)

Nous pouvons aussi contaminer nos animaux de compagnie, pas seulement les humains. Un deuxième chat a été testé positif au coronavirus en France après avoir probablement été infecté par ses propriétaires, a annoncé, mardi 12 mai, l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) dans un communiqué. "Il s'agit du second cas rapporté en France d'infection naturelle d'un chat, après un premier cas identifié près de Paris le 2 mai dernier. Moins d'une dizaine de cas ont été décrits dans le monde jusqu'à maintenant", selon l'ENVT.

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Ce "nouveau chat infecté par le virus SARS-CoV-2 a été identifié à Bordeaux" par l'ENVT. "Comme pour des cas précédemment identifiés dans le monde, le chat vivait avec des personnes fortement suspectes d'avoir contracté le Covid-19", souligne l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse. L'animal "était atteint de troubles respiratoires" et "la toux persistait malgré le traitement anti-infectieux et antiinflammatoire".

"Aucune preuve que les animaux de compagnie jouent un rôle dans l'épidémie"

"Les chats ne sont pas considérés comme des acteurs de la pandémie humaine, précise le communiqué. L'infection du chat a toujours été décrite dans le sillage et comme la conséquence de l'infection humaine."

Rien ne permet de suspecter que le chat représente un risque de contamination pour l'homme.L'ENVTdans un communiqué

"Pour mémoire, dans son avis daté du 20 avril", l'agence sanitaire Anses "a conclu qu'à la lumière des connaissances scientifiques disponibles, il n'existait aucune preuve que les animaux de compagnie et d'élevage jouent un rôle épidémiologique dans la propagation du virus SARS-CoV-2", poursuit le communiqué. L'ENVT conclut que "ce deuxième cas décrit en France d'infection du chat, ne change pas cette analyse scientifique".