Coronavirus : "Renault joue sa survie", estime Bruno Le Maire

Dans un entretien mis en ligne sur le site du "Figaro", le ministre de l'Economie a mis en garde contre la situation du constructeur automobile français.

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Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, avec le patron de Renault, Jean-Dominique Senard, le 2 décembre 2019 à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)

"Renault joue sa survie" avec la crise du coronavirus. Dans une interview mise en ligne jeudi 21 mai sur le site du Figaro, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a revendiqué un "discours de vérité" sur la situation du constructeur automobile, ajoutant que l'entreprise, comme les autres acteurs du secteur automobile, doit prendre des engagements notamment sur le maintien en France de ses "activités technologiquement les plus avancées".

"Ce prêt, je ne l'ai pas encore signé"

Le constructeur doit détailler fin mai un plan drastique d'économies de deux milliards d'euros sur trois ans après avoir accusé l'an dernier sa première perte nette en dix ans. Selon le quotidien économique Les Echos, il envisagerait de fermer trois sites en France et d'arrêter la production de véhicules à Flins. "Le groupe a demandé un prêt garanti par l’État de 5 milliards d’euros. Ce prêt, je ne l’ai pas encore signé", poursuit Bruno Le Maire, avant d'ajouter : "Nous poursuivons nos discussions dans le cadre du plan de soutien à l’industrie automobile. Nous demandons aux constructeurs de prendre des engagements dans trois directions: le véhicule électrique, le respect de leurs sous-traitants et la localisation en France de leurs activités technologiquement les plus avancées".

Le ministre ajoute qu'Emmanuel Macron "annoncera la semaine prochaine un plan de soutien pour le secteur automobile", particulièrement touché par les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus. En avril, les ventes de voitures neuves ont chuté de 78,3% en Europe, du jamais vu.

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