Coronavirus : "On peut se permettre, pendant quelques semaines, de mettre le tourisme en arrière-plan", estime l'adjoint à la mairie de Paris chargé du tourisme

Jean-François Martins, adjoint à la mairie de Paris, réagit sur franceinfo la décision des autorités chinoises de suspendre tous les voyages organisés dans le pays et à l'étranger.

Un passager venant de Chine, à l\'aéroport Charles-de-Gaulle, le 26 janvier 2020.
Un passager venant de Chine, à l'aéroport Charles-de-Gaulle, le 26 janvier 2020. (ALAIN JOCARD / AFP)

"S'il faut pendant quelques semaines se passer des touristes chinois pour assurer la santé de nos concitoyens, c'est un sacrifice qu'il me semble assez humain et naturel de faire", a déclaré Jean-François Martins, adjoint à la mairie de Paris chargé du tourisme, dimanche 25 janvier sur franceinfo. Il réagissait à la décision des autorités chinoises samedi de suspendre tous les voyages organisés dans le pays et à l'étranger, pour enrayer l'épidémie de coronavirus.

On va attendre de voir quelle est la durée de cette interdiction, elle ne concerne à ce stade que les voyages en groupe, donc que la moitié de notre visitorat chinois. Jean-François Martinsà franceinfo

"Il faut évidemment surveiller cela comme le lait sur le feu, ajoute l'élu, parce que cela représente 800 000 visiteurs par an intra-muros, 1,5 million sur le grand Paris et l'Île-de-France, donc c'est un pays très important pour nous."Mais d'abord notre préoccupation, poursuit Jean-François Martins, évidemment, va sur la santé des Chinois et des Parisiens, donc c'est une sage mesure et donc on peut se permettre, pendant quelques semaines en tout cas, de mettre le tourisme en arrière-plan."

Jean-François Martins a également balayé toute inquiétude pour l'économie parisienne : "[Elle] est forte, elle a eu la chance de se relever des épreuves qu'elle a connues ces dernières années et à chaque fois les professionnels du secteur, les pouvoirs publics, ont démontré qu'on savait se relever."