Coronavirus : "Nous ne pensions pas qu'au bout de deux semaines ce serait déjà la folie", témoigne un médecin britannique

Pour faire face à l'épidémie du Covid-19, le Royaume-Uni a fait appel à 30 000 soignants volontaires qui vont prêter main forte au personnel des hôpitaux.

Pour faire face à la pandémie, le service de santé britannique a été contraint de faire appel à des volontaires pour aider le personnel médical dans les hôpitaux du pays.
Pour faire face à la pandémie, le service de santé britannique a été contraint de faire appel à des volontaires pour aider le personnel médical dans les hôpitaux du pays. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

Le bilan des décès dûs au coronavirus continue de grimper en Grande-Bretagne. On compte désormais près de 9 000 morts. Pour faire face à la pandémie, le service de santé britannique a été contraint de faire appel à des volontaires pour aider le personnel médical dans les hôpitaux du pays. Plus de 30 000 infirmières et médecins ont été mobilisés ainsi que des étudiants en fin de cursus. 

>> Suivez les dernières infos liées à la pandémie de coronavirus en direct

"Pour être honnête, je me suis porté volontaire parce que je pensais que je serais peut-être plus dans mon rôle en étant en première ligne", témoigne Sam, 33 ans, qui travaille habituellement auprès de malades du cancer. Lundi 13 avril, le jeune médecin sera affecté à un hôpital dont il ne peut dévoiler le nom car il est soumis à un accord de confidentialité. "En même temps, quand on m'a demandé d'y aller, les gens ne se préparaient pas au pire. Nous ne pensions pas qu'au bout de deux semaines ce serait déjà la folie", explique-t-il.

Faire partie de l'Histoire

Se rendre utile, c'est la première motivation de Sam qui voit dans cette crise sanitaire un moment unique dans la vie d'un jeune médecin : "Faire partie d'une riposte épidémique et d'une mobilisation extraordinaire, je pense que c'est une expérience dont je parlerai dans 10 ou 20 ans comme quoi j'en aurais fait partie, c'est sûr."

Avant de partir lundi matin, le jeune docteur appellera sa soeur pour la rassurer. Il fera aussi un peu de sport : "Je ferai probablement le même trajet à vélo qu'aujourd'hui, le long du fleuve, ce qui me remplit de sérénité et de belles images et il y a toujours de belles choses sur lesquelles se concentrer." Sam rejoindra ensuite son nouvel hôpital pour participer à la bataille contre le coronavirus comme des milliers de médecins en Grande-Bretagne.